Intervention Review

Yellow fever vaccine for patients with HIV infection

  1. Hilary Barte,
  2. Tara H Horvath,
  3. George W Rutherford*

Editorial Group: Cochrane HIV/AIDS Group

Published Online: 23 JAN 2014

Assessed as up-to-date: 7 JAN 2014

DOI: 10.1002/14651858.CD010929.pub2

How to Cite

Barte H, Horvath TH, Rutherford GW. Yellow fever vaccine for patients with HIV infection. Cochrane Database of Systematic Reviews 2014, Issue 1. Art. No.: CD010929. DOI: 10.1002/14651858.CD010929.pub2.

Author Information

  1. University of California, San Francisco, Global Health Sciences, San Francisco, California, USA

*George W Rutherford, Global Health Sciences, University of California, San Francisco, 50 Beale Street, Suite 1200, San Francisco, California, 94122, USA. GRutherford@psg.ucsf.edu.

Publication History

  1. Publication Status: New
  2. Published Online: 23 JAN 2014

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Abstract

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Background

Yellow fever (YF) is an acute viral haemorrhagic disease prevalent in tropical Africa and Latin America. The World Health Organization (WHO) estimates that there are 200,000 cases of YF and 30,000 deaths worldwide annually. Treatment for YF is supportive, but a live attenuated virus vaccine is effective for preventing infection. WHO recommends immunisation for all individuals > 9 months living in countries or areas at risk. However, the United States Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) advises that YF vaccine is contraindicated in individuals with HIV. Given the large populations of HIV-infected individuals living in tropical areas where YF is endemic, YF vaccine may be an important intervention for preventing YF in immunocompromised populations.

Objectives

To assess the risk and benefits of YF immunisation for people infected with HIV.

Search methods

We used standard Cochrane methods to search electronic databases and conference proceedings with relevant search terms without limits to language.

Selection criteria

Randomised controlled trials and cohort studies of individuals with HIV infection who received YF vaccine (17DD or 17D-204).

Data collection and analysis

Two authors screened abstracts of references identified by electronic or bibliographic searches according to inclusion and exclusion criteria as detailed in the protocol. We identified 199 references and examined 19 in detail for study eligibility. Data were abstracted independently using a standardised abstraction form.

Main results

Three cohort studies were included in the review. They examined 484 patients with HIV infection who received YF immunisation. Patients with HIV infection developed significantly lower concentrations of neutralising antibodies in the first year post immunisation compared to uninfected patients, though decay patterns were similar for recipients regardless of HIV infection. No study patient with HIV infection suffered serious adverse events as a result of YF vaccination.

Authors' conclusions

YF vaccination can produce protective levels of neutralising antibodies in HIV patients. Immunogenicity of YF vaccine is slightly less in HIV-infected patients compared to HIV-uninfected patients. No serious adverse events related to YF vaccine were observed in HIV-infected study participants. At time of immunisation, higher CD4 cell counts and lower HIV RNA levels in patients with HIV infection seem to be key determinants for development of protective titres of neutralising antibodies. The quality of the evidence for all outcomes was low to very low. YF vaccine may potentially be used safely in HIV-infected patients, although our conclusions are limited by small numbers of patients who have been reported. To assure maximum effectiveness YF vaccine should be given to HIV-infected patients after HIV replication has been suppressed.

 

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Yellow fever vaccine for patients with HIV infection

In the United States of America, current guidelines do not recommend YF vaccine for individuals with HIV infection or AIDS; these recommendations, however, are targeted mostly at travellers to the parts of Latin America and Africa where YF occurs and who have the option of not going. For HIV-infected patients living in these areas where exposure is inevitable, it is important to weigh the risks of vaccination against the risk of developing YF. There are no known medicines for YF, further highlighting the importance of vaccine. The purpose of this review was to assess the risks and benefits of YF vaccine for people living with HIV. We found three cohort studies that addressed this question. One study in children, from a time before effective widespread use of antiretroviral drugs, found that YF vaccine worked much less well in children with HIV than it did in those without HIV. Two studies in adults found that the immune response to yellow fever vaccine was slightly lower in HIV-infected patients. No severe adverse events were observed in patients in these studies. However, because the numbers of people with HIV who have received YF vaccine is small, and serious side effects are uncommon in people without HIV infection, we are not positive about its safety. When it does need to be used, it should be given to people whose viral loads are low and CD4 counts are high.

 

Résumé

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Le vaccin contre la fièvre jaune chez les patients atteints du VIH

Contexte

La fièvre jaune (FJ) est une maladie hémorragique virale aiguë fréquente dans les régions tropicales d'Afrique et d'Amérique latine. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu'il y a 200 000 cas de FJ et 30 000 décès dans le monde chaque année. Le traitement de la FJ est symptomatique, mais un vaccin à virus vivant atténué est efficace pour prévenir l'infection. L'OMS recommande l'immunisation chez tous les individus > vivant dans des pays ou des zones à risque. Cependant, aux Etats-Unis, le Comité consultatif sur la vaccination (ACIP) contre-indique le vaccin contre la FJ chez les individus atteints du VIH. Étant donné le nombre important d'individus infectés par le VIH et vivant dans les régions tropicales où la FJ est endémique, le vaccin contre la FJ peut être une intervention importante pour la prévention de la FJ chez les populations immunodéprimées.

Objectifs

Évaluer les risques et les bénéfices de l'immunisation contre la FJ chez les personnes infectées par le VIH.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons utilisé les méthodes Cochrane standard pour consulter les bases de données électroniques et les actes de congrès en utilisant des termes de recherche pertinents, sans restriction de langue.

Critères de sélection

Essais contrôlés randomisés et études de cohorte des personnes infectées par le VIH ayant reçu le vaccin contre la FJ (17DD ou 17D-204).

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont passé au crible les résumés des références identifiées par des recherches bibliographiques ou électroniques conformément aux critères d'inclusion et d'exclusion comme décrit dans le protocole. Nous avons identifié 199 références bibliographiques et examiné en détail l'éligibilité de 19 études. Les données ont été extraites indépendamment au moyen d'une fiche d'extraction standardisée.

Résultats Principaux

Trois études de cohorte ont été incluses dans la revue. Elles ont examiné 484 patients infectés par le VIH ayant reçu une immunisation contre la FJ. Les patients infectés par le VIH développaient des concentrations significativement plus faibles d'anticorps neutralisants dans la première année après l'immunisation par rapport aux patients non infectés, bien que les modes de décomposions fussent similaires pour les destinataires, indépendamment de l'infection par le VIH. Aucun patient étudié infecté par le VIH n'a subi d'effets indésirables graves en raison de la vaccination contre la FJ.

Conclusions des auteurs

La vaccination contre la FJ peut produire des niveaux protecteurs d'anticorps neutralisants chez les patients infectés par le VIH. L'immunogénicité du vaccin contre la FJ est légèrement inférieure chez les patients infectés par le VIH par rapport aux patients non infectés par le VIH. Aucun effet indésirable grave lié à la FJ n'a été observé chez les participants à l'étude infectés par le VIH. Lors de l'immunisation, des comptes CD4 cellulaires plus élevés et des niveaux d'ARN plus faibles chez les patients infectés par le VIH semblent être les principaux facteurs déterminants pour le développement d'anticorps neutralisants. La qualité des preuves pour tous les critères de jugement était faible à très faible. Le vaccin contre la FJ peut éventuellement être utilisé en toute sécurité chez les patients infectés par le VIH, bien que nos conclusions soient limitées par le petit nombre de patients qui a été rapporté. Pour assurer une efficacité maximale le vaccin contre la FJ devrait être administré chez les patients infectés par le VIH une fois la réplication virale du VIH supprimée.

 

Résumé simplifié

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Le vaccin contre la fièvre jaune chez les patients atteints du VIH

Le vaccin contre la fièvre jaune chez les patients atteints du VIH

Aux États-Unis, les directives actuelles ne recommandent pas le vaccin contre la FJ pour les individus atteints du VIH ou du SIDA; cependant, ces recommandations ciblent particulièrement les personnes voyageant en Amérique latine et en Afrique où la FJ est présente et qui peuvent choisir de ne pas s'y rendre. Chez les patients infectés par le VIH vivant dans ces régions où l'exposition est inévitable, il est important de peser les risques de la vaccination contre le risque de développer la FJ. Il n'existe pas de médicaments connus contre la FJ, ce qui souligne encore plus l'importance du vaccin. L'objectif de cette revue était d'évaluer les risques et bénéfices du vaccin contre la FJ chez les personnes vivant avec le VIH. Nous avons trouvé trois études de cohorte examinant cette question. Une étude chez les enfants, avant la généralisation de l'utilisation efficace des médicaments antirétroviraux, a découvert que le vaccin contre la FJ était beaucoup moins efficace chez les enfants atteints du VIH que chez les patients sans VIH. Deux études chez les adultes ont découvert que la réponse immunitaire au vaccin contre la fièvre jaune était légèrement plus faible chez les patients infectés par le VIH. Aucun effet indésirable grave n'a été observé chez les patients dans ces études. Cependant, en raison du faible nombre de personnes atteintes du VIH ayant reçu le vaccin contre la FJ et de la rareté des effets secondaires chez les personnes n'étant pas infectées par le VIH, nous ne sommes pas certains de son innocuité. Lorsqu'il doit être utilisé, il devrait être administré aux personnes dont les charges virales sont faibles et les CD4 sont élevés.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 15th June, 2014
Traduction financée par: Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France : Ministère en charge de la Santé