Topical lidocaine for neuropathic pain in adults

  • Review
  • Intervention

Authors

  • Sheena Derry,

    Corresponding author
    1. University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), Oxford, Oxfordshire, UK
    • Sheena Derry, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), University of Oxford, Pain Research Unit, Churchill Hospital, Oxford, Oxfordshire, OX3 7LE, UK. sheena.derry@ndcn.ox.ac.uk.

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  • Philip J Wiffen,

    1. University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), Oxford, Oxfordshire, UK
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  • R Andrew Moore,

    1. University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), Oxford, Oxfordshire, UK
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  • Jane Quinlan

    1. Oxford University Hospitals Trust, Nuffield Department of Anaesthetics, Oxford, UK
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Abstract

Background

Lidocaine is a local anaesthetic that is sometimes used on the skin to treat neuropathic pain.

Objectives

To assess the analgesic efficacy of topical lidocaine for chronic neuropathic pain in adults, and to assess the associated adverse events.

Search methods

We searched CENTRAL, MEDLINE, and EMBASE from inception to 1 July 2014, together with the reference lists of retrieved papers and other reviews. We also searched ClinicalTrials.gov and the World Health Organization (WHO) International Clinical Trials Registry Platform (ICTRP) search portal to identify additional published or unpublished data.

Selection criteria

We included randomised, double-blind studies of at least two weeks' duration comparing any formulation of topical lidocaine with placebo or another active treatment in chronic neuropathic pain. Participants were adults aged 18 and over. We included only full journal publication articles.

Data collection and analysis

Two review authors independently extracted efficacy and adverse event data, and examined issues of study quality. We performed analysis using three tiers of evidence. First tier evidence derived from data meeting current best standards and subject to minimal risk of bias (outcome equivalent to substantial pain intensity reduction, intention-to-treat analysis without imputation for dropouts; at least 200 participants in the comparison, 8 to 12 weeks' duration, parallel design); second tier evidence from data that failed to meet one or more of these criteria and that we considered at some risk of bias but with adequate numbers in the comparison; and third tier evidence from data involving small numbers of participants that we considered very likely to be biased or used outcomes of limited clinical utility, or both.

Main results

We included 12 studies (508 participants) in comparisons with placebo or an active control. Six studies enrolled participants with moderate or severe postherpetic neuralgia, and the remaining studies enrolled different, or mixed, neuropathic pain conditions, including trigeminal neuralgia and postsurgical or post-traumatic neuralgia. Four different formulations were used: 5% medicated patch, 5% cream, 5% gel, and 8% spray. Most studies used a cross-over design, and two used a parallel-group design. Two studies used enriched enrolment with randomised withdrawal. Seven studies used multiple doses, with one to four-week treatment periods, and five used single applications. We judged all of the studies at high risk of bias because of small size or incomplete outcome assessment, or both.

There was no first or second tier evidence, and no pooling of data was possible for efficacy outcomes. Only one multiple-dose study reported our primary outcome of participants with ≥ 50% or ≥ 30% pain intensity reduction. Three single-dose studies reported participants who were pain-free at a particular time point, or had a 2-point (of 10) reduction in pain intensity. The two enriched enrolment, randomised withdrawal studies reported time to loss of efficacy. In all but one study, third tier (very low quality) evidence indicated that lidocaine was better than placebo for some measure of pain relief. Pooling multiple-dose studies across conditions demonstrated no clear evidence of an effect of lidocaine on the incidence of adverse events or withdrawals, but there were few events and the withdrawal phase of enriched enrolment designs is not suitable to assess the true impact of adverse events (very low quality evidence).

Authors' conclusions

This review found no evidence from good quality randomised controlled studies to support the use of topical lidocaine to treat neuropathic pain, although individual studies indicated that it was effective for relief of pain. Clinical experience also supports efficacy in some patients. Several large ongoing studies, of adequate duration, with clinically useful outcomes should provide more robust conclusions about both efficacy and harm.

Résumé scientifique

Utilisation topique de la lidocaïne contre les douleurs neuropathiques chroniques de l'adulte

Contexte

La lidocaïne est un anesthésique local qui est parfois appliqué sur la peau pour traiter les douleurs neuropathiques.

Objectifs

Évaluer l'efficacité analgésique de la lidocaïne topique sur les douleurs neuropathiques chroniques de l'adulte et évaluer les effets indésirables associés.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL, MEDLINE et EMBASE, de leur création au 1er juillet 2014, ainsi que dans les listes de références des articles identifiés et d'autres revues. Nous avons également fait une recherche dans ClinicalTrials.gov et le système d'enregistrement international des essais cliniques (ICTRP) de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), afin d'identifier d'autres données publiées ou non publiées.

Critères de sélection

Nous avons inclus des études randomisées, en double aveugle, d'une durée d'au moins deux semaines, comparant la lidocaïne topique, sous une formulation quelconque, à un placebo ou à un autre traitement actif contre les douleurs neuropathiques chroniques. Les participants étaient des adultes âgés de 18 ans et plus. Nous avons inclus seulement les articles publiés en texte intégral dans des revues.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont extrait indépendamment les données concernant l'efficacité et les événements indésirables et examiné les problèmes liés à la qualité des études. Nous avons procédé à une analyse en utilisant trois niveaux de preuves. Le premier niveau de preuves était dérivé de données conformes aux meilleurs standards actuels et présentant un risque de biais minime (critère d'évaluation équivalant à une réduction substantielle de l'intensité de la douleur, analyse en intention de traiter sans imputation pour les sorties d'étude ; au moins 200 participants dans la comparaison, durée de 8 à 12 semaines, conception en groupes parallèles). Le second niveau était issu de données qui ne remplissaient pas un ou plusieurs de ces critères et présentant un certain risque de biais, mais avec un effectif suffisant pour la comparaison. Le troisième niveau est composé de données portant sur de petits nombres de participants et considérées comme très susceptibles d'être biaisées ou utilisant des critères d'évaluation dont l'utilité clinique est limitée, ou les deux.

Résultats principaux

Nous avons inclus 12 études (508 participants) comportant des comparaisons avec un placebo ou un contrôle actif. Six études incluaient des participants souffrant de névralgies post-herpétiques modérées ou sévères et les études restantes des cas de névralgies différentes ou mixtes, notamment des névralgies du trijumeau ou des névralgies post-chirurgicales ou post-traumatiques. Quatre formulations différentes ont été utilisées : patches médicamenteux à 5 %, crème à 5 %, gel à 5 % et spray à 8%. La plupart des études ont utilisé un modèle croisé et deux un modèle en groupes parallèles. Deux études ont utilisé un enrôlement enrichi, avec retrait randomisé. Sept études ont utilisé des doses multiples, sur des durées de traitement d'une à quatre semaines, et cinq des applications uniques. Nous avons estimé que le risque de biais était élevé dans toutes les études, en raison de leur petite taille, d'une évaluation des résultats incomplète ou les deux.

Nous n'avons trouvé aucune preuve de premier ou deuxième niveau et aucun regroupement des données n'a été possible pour les critères d'efficacité. Seule une étude à doses multiples a rapporté notre résultat principal de nombre de participants signalant une diminution de l'intensité de la douleur de ≥ 50 % ou ≥ 30 %. Trois études à dose unique rapportent le nombre de participants sans douleur à un moment donné dans le temps ou signalant une réduction de 2 points (sur 10) de l'intensité de la douleur. Les deux études à enrôlement enrichi et retrait randomisé rapportent le délai avant perte d'efficacité. Dans toutes les études sauf une, des preuves de troisième niveau (de très mauvaise qualité) indiquent que la lidocaïne donne un meilleur résultat que le placebo pour soulager la douleur dans une certaine mesure. Le regroupement des études à doses multiples pour toutes les pathologies ne fait apparaître aucune preuve claire d'un effet de la lidocaïne sur l'incidence des événements indésirables ou des sorties d'étude, mais les événements ont été peu nombreux et la phase de retrait des études à enrôlement enrichi ne permet pas d'évaluer l'impact réel des événements indésirables (preuves de très faible qualité).

Conclusions des auteurs

Cette revue n'a pas trouvé de preuves issues d'études contrôlées randomisées de bonne qualité à l'appui de l'utilisation topique de la lidocaïne pour traiter les douleurs neuropathiques, bien que certaines études individuelles indiquent qu'elle serait efficace pour soulager la douleur. L'expérience clinique suggère également une efficacité chez certains patients. Plusieurs grandes études, d'une durée suffisante et comportant des critères d'évaluation cliniquement utiles, sont en cours ; elles devraient permettre des conclusions plus solides sur l'efficacité et les effets nocifs de ce traitement.

Notes de traduction

Traduction réalisée par le Centre Cochrane Français

Plain language summary

Topical lidocaine for neuropathic pain in adults

Neuropathic pain is pain coming from damaged nerves. It differs from pain messages carried along healthy nerves from damaged tissue (a fall, or cut, or arthritic knee). Neuropathic pain is treated by different medicines than pain from damaged tissue. Medicines like paracetamol or ibuprofen are usually not effective in neuropathic pain, while medicines that are sometimes used to treat epilepsy or depression can be very effective in some people with neuropathic pain. Other possible treatments include the use of local anaesthetic applied to the skin.

Lidocaine is a local anaesthetic. It is available in plasters (or patches), sprays, and creams, as topical lidocaine. These contain high concentrations of lidocaine because it crosses the skin poorly. Treatment with plasters usually involves applying one, two, or three plasters for up to 12 hours a day.

In July 2014 we performed searches to look for clinical trials where topical lidocaine was used to treat neuropathic pain. We found 12 small studies of modest quality that tested topical lidocaine against topical placebo for a number of weeks. One study also tested a cream containing amitriptyline, which is an antidepressant. The 508 people in the studies had different types of neuropathic pain, with pain after herpes zoster infection the most common.

There was some indication that topical lidocaine was beneficial in these studies (very low quality evidence). There was no clear evidence of an effect of lidocaine on the incidence of adverse events or withdrawals (very low quality evidence).

A number of studies of topical lidocaine in neuropathic pain are ongoing. Several are large and of long duration. They will be of great help in working out the benefits of topical lidocaine when they are completed and results can be incorporated in this review.

Résumé simplifié

Utilisation topique de la lidocaïne contre les douleurs neuropathiques chroniques de l'adulte

La douleur neuropathique est une douleur causée par des lésions nerveuses. Elle est différente des messages de douleur acheminés par les nerfs sains depuis une lésion tissulaire (par exemple due à une chute, une coupure ou à une arthrite au genou). La douleur neuropathique est traitée par des médicaments différents de ceux prescrits contre la douleur ayant pour origine une lésion tissulaire. Alors que les antalgiques tels que le paracétamol ou l'ibuprofène ne sont pas efficaces dans le traitement de la douleur neuropathique, des médicaments qui sont parfois utilisés pour traiter la dépression ou l'épilepsie peuvent être très efficaces chez certaines personnes souffrant de douleurs neuropathiques. Celles-ci peuvent aussi être traitées par des applications sur la peau d'un anesthésique local.

La lidocaïne est un anesthésique local disponible sous forme de timbres adhésifs (ou patches), de sprays et de crèmes pour une application locale. Ces formes d'administration sont fortement dosées car la lidocaïne traverse mal la peau. Le traitement par patches impose généralement l'application d'un, deux ou trois timbres pendant jusqu'à 12 heures par jour.

En juillet 2014, nous avons effectué une recherche pour trouver des essais cliniques sur l'utilisation topique de la lidocaïne pour traiter les douleurs neuropathiques. Nous avons trouvé 12 petites études, de qualité modeste, comparant la lidocaïne topique à un placebo pendant plusieurs semaines. Une étude testait également une crème contenant de l'amitriptyline, qui est un antidépresseur. Les 508 personnes incluses dans les études avaient différents types de douleurs neuropathiques, le plus courant étant la douleur du zona (infection par le virus de l'herpès zoster).

Certains paramètres suggèrent que la lidocaïne topique a été bénéfique dans ces études (preuves de très faible qualité). Il n'y avait pas de preuve claire d'un effet de la lidocaïne sur l'incidence des événements indésirables ou des abandons (preuves de très faible qualité).

Un grand nombre d'études portant sur l'emploi de la lidocaïne dans la douleur neuropathique sont en cours. Plusieurs sont de grande taille et de longue durée. Ces études seront d'une grande aide pour évaluer les avantages de lidocaïne, quand elles seront terminées et que leurs résultats pourront être incorporés dans cette revue.

Notes de traduction

Traduction réalisée par le Centre Cochrane Français

Laički sažetak

Lokalno davanje lidokaina za liječenje neuropatske boli odraslih

Neuropatska bol nastaje zbog oštećenih živaca. Razlikuje se od boli koja se širi zdravim živcima i posljedica je oštećenja tkiva (primjerice, zbog pada, porezotine ili artritisa koljena). Neuropatska bol se liječi lijekovima koji se razlikuju od lijekova protiv boli koja nastaje zbog oštećenja tkiva. Lijekovi kao što su paracetamol ili ibuprofen obično nisu učinkoviti za ublažavanje neuropatske boli, dok nekad lijekovi koji se koriste za liječenje depresije ili epilepsije mogu biti vrlo učinkoviti kod nekih osoba koje pate od neuropatske boli. Druge mogućnosti liječenja uključuju uporabu lokalnih anestetika koji se primjenjuju na kožu.

Lidokain je lokalni anestetik. Dostupan je u obliku naljepka, spreja, kreme i u tekućem obliku za ubrizgavanje. Ta terapijska sredstva mogu sadržavati visoke doze lidokaina jer slabo prodiru kroz kožu. Liječenje naljepcima obično uključuje stavljanje jednog, dva ili tri naljepka kroz najviše 12 h na dan.

Za izradu ovog Cochrane sustavnog pregleda u srpnju 2014. pretražena je literatura kako bi se pronašli klinički pokusi u kojima je istražena uporaba lokalne primjene lidokaina za liječenje neuropatske boli. Pronađeno je 12 malih studija umjerene kvalitete u kojima je istraženo davanje lokalnog lidokaina u usporedbi s placebom tijekom niza tjedana. Jedna studija je istražila kremu koja sadrži amitriptilin, lijek protiv depresije. U tim je studijama sudjelovalo 508 ispitanika koji su imali različite vrste neuropatske boli, od kojih je najčešća bila bol nakon herpes zoster infekcije.

Bilo je nekih pokazatelja u tim studijama da lokalna primjena lidokaina može povoljno djelovati (dokazi vrlo loše kvalitete). Nije bilo jasnih dokaza o djelovanju lidokaina na pojavu nuspojava ili na odustajanje ispitanika od sudjelovanja u istraživanju (dokazi vrlo loše kvalitete).

Trenutno se provodi niz studija o lokalnom davanju lidokaina za liječenje neuropatske boli koje još nisu dovršene. Nekoliko njih uključilo je velik broj ispitanika i dugo traju. Kad se dovrše, podatci iz tih studija bit će jako značajni za prosudbu o djelotvornosti lokalnog davanja lidokaina te će se uključiti u obnovljenu verziju ovog sustavnog pregleda.

Bilješke prijevoda

Hrvatski Cochrane
Prevela: Livia Puljak
Ovaj sažetak preveden je u okviru volonterskog projekta prevođenja Cochrane sažetaka. Uključite se u projekt i pomozite nam u prevođenju brojnih preostalih Cochrane sažetaka koji su još uvijek dostupni samo na engleskom jeziku. Kontakt: cochrane_croatia@mefst.hr

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