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Mobile phone text messaging to improve medication adherence in secondary prevention of cardiovascular disease

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Authors


Abstract

Background

Worldwide at least 100 million people are thought to have prevalent cardiovascular disease (CVD). This population has a five times greater chance of suffering a recurrent cardiovascular event than people without known CVD. Secondary CVD prevention is defined as action aimed to reduce the probability of recurrence of such events. Drug interventions have been shown to be cost-effective in reducing this risk and are recommended in international guidelines. However, adherence to recommended treatments remains sub-optimal. In order to influence non-adherence, there is a need to develop scalable and cost-effective behaviour-change interventions.

Objectives

To assess the effects of mobile phone text messaging in patients with established arterial occlusive events on adherence to treatment, fatal and non-fatal cardiovascular events, and adverse effects.

Search methods

We searched CENTRAL, MEDLINE, Embase, the Conference Proceedings Citation Index - Science on Web of Science on 7 November 2016, and two clinical trial registers on 12 November 2016. We contacted authors of included studies for missing information and searched reference lists of relevant papers. We applied no language or date restrictions.

Selection criteria

We included randomised trials with at least 50% of the participants with established arterial occlusive events. We included trials investigating interventions using short message service (SMS) or multimedia messaging service (MMS) with the aim to improve adherence to medication for the secondary prevention of cardiovascular events. Eligible comparators were no intervention or other modes of communication.

Data collection and analysis

We used standard methodological procedures expected by Cochrane. In addition, we attempted to contact all authors on how the SMS were developed.

Main results

We included seven trials (reported in 13 reports) with 1310 participants randomised. Follow-up ranged from one month to 12 months. Due to heterogeneity in the methods, population and outcome measures, we were unable to conduct meta-analysis on these studies. All seven studies reported on adherence, but using different methods and scales. Six out of seven trials showed a beneficial effect of mobile phone text messaging for medication adherence. Dale 2015a, reported significantly greater medication adherence score in the intervention group (Mean Difference (MD) 0.58, 95% confidence interval (CI) 0.19 to 0.97; 123 participants randomised) at six months. Khonsari 2015 reported less adherence in the control group (Relative Risk (RR) 4.09, 95% CI 1.82 to 9.18; 62 participants randomised) at eight weeks. Pandey 2014 (34 participants randomised) assessed medication adherence through self-reported logs with 90% adherence in the intervention group compared to 70% in the control group at 12 months. Park 2014a (90 participants randomised) reported a greater increase of the medication adherence score in the control group, but also measured adherence with an event monitoring system for a number of medications with adherence levels ranging from 84.1% adherence to 86.2% in the intervention group and 79.7% to 85.7% in the control group at 30 days. Quilici 2013, reported reduced odds of non-adherence in the intervention group (Odds Ratio (OR) 0.43, 95% CI 0.22 to 0.86, 521 participants randomised) at 30 days. Fang 2016, reported that participants given SMS alone had reduced odds of being non-adherent compared to telephone reminders (OR 0.40 95% CI 0.18 to 0.63; 280 patients randomised). Kamal 2015 reported higher levels of adherence in the intervention arm (adjusted MD 0.54, 95% CI 0.22 to 0.85; 200 participants randomised).

Khonsari 2015 was the only study to report fatal cardiovascular events and only reported two events, both in the control arm. No study reported on the other primary outcomes. No study reported repetitive thumb injury or road traffic crashes or other adverse events that were related to the intervention.

Four authors replied to our questionnaire on SMS development. No study reported examining causes of non-adherence or provided SMS tailored to individual patient characteristics.

The included studies were small, heterogeneous and included participants recruited directly after acute events. All studies were assessed as having high risk of bias across at least one domain. Most of the studies came from high-income countries, with two studies conducted in an upper middle-income country (China, Malaysia), and one study from a lower middle-income country (Pakistan). The quality of the evidence was found to be very low. There was no obvious conflicts of interest from authors, although only two declared their funding.

Authors' conclusions

While the results of this systematic review are promising, there is insufficient evidence to draw conclusions on the effectiveness of text message-based interventions for adherence to medications for secondary prevention of CVD. Sufficiently powered, high-quality randomised trials are needed, particularly in low- and middle-income countries.

Résumé scientifique

L'envoi de SMS par téléphone portable pour améliorer l'observance du traitement dans la prévention secondaire des maladies cardio-vasculaires

Contexte

Il est estimé qu'au moins 100 millions de personnes à travers le monde ont des maladies cardiovasculaires (MCV). Cette population a cinq fois plus de risques de souffrir d'un événement cardiovasculaire récurrent comparé aux personnes sans MCV connue. La prévention secondaire des MCV est définie comme étant une action visant à réduire la probabilité de récurrence de tels événements. Les interventions médicamenteuses se sont révélées rentables pour réduire ce risque et sont recommandées dans les directives internationales. Cependant, l'adhérence aux traitements recommandés reste sous-optimale. Afin d'influencer la non-observance, il est nécessaire de développer des interventions de modification du comportement échelonnables et rentables.

Objectifs

Évaluer les effets des SMS par téléphone portable chez les personnes ayant déjà vécu des événements occlusifs artériels sur l'observance du traitement, les événements cardiovasculaires mortels et non mortels, et les effets indésirables.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL, MEDLINE, Embase, le Conference Proceedings Citation Index-Science sur Web of Science le 7 novembre 2016, et dans deux registres d'essais cliniques le 12 novembre 2016. Nous avons contacté les auteurs des études incluses afin d'obtenir des informations manquantes et consulté les références bibliographiques des articles pertinents. Nous n'avons appliqué aucune restriction de langue ou de date.

Critères de sélection

Nous avons inclus les essais randomisés dont au moins 50 % des participants étaient connus pour avoir déjà vécu des événements occlusifs artériels. Nous avons inclus les essais portant sur des interventions utilisant des services de messagerie brefs (SMS) ou des services de messagerie multimédia (MMS) dans le but d'améliorer l'observance du traitement médicamenteux pour la prévention secondaire d'événements cardiovasculaires. Les comparateurs éligibles étaient l'absence d'intervention ou d'autres modes de communication.

Recueil et analyse des données

Nous avons utilisé les procédures méthodologiques standard prévues par Cochrane. En outre, nous avons essayé de contacter tous les auteurs pour obtenir des informations sur la manière dont les SMS avaient été développés.

Résultats principaux

Nous avons inclus sept essais (présentés dans 13 rapports) avec au total 1310 participants randomisés. La durée du suivi allait de un à 12 mois. En raison de l'hétérogénéité dans les méthodes, les populations et les mesures de résultats, nous n'avons pas été en mesure de réaliser une méta-analyse sur ces études. Les sept études avaient rendu compte de l'observance, mais à l'aide de méthodes et d'échelles différentes. Six des sept essais ont montré un effet bénéfique des SMS par téléphone portable pour l'observance du traitement. Dale 2015a, rapportait un score d'observance du traitement significativement plus élevé dans le groupe d'intervention (différence moyenne (DM) de 0,58, intervalle de confiance à 95 % (IC) 0,19 à 0,97 ; 123 participants randomisés) au bout de six mois. Khonsari 2015 rapportait une réduction de l'adhérence dans le groupe témoin (risque relatif (RR) 4,09, IC à 95 % 1,82 à 9,18 ; 62 participants randomisés) à huit semaines. Pandey 2014 (34 participants randomisés) a évalué l'observance du traitement auto-rapportée dans des notes avec 90 % d'observance dans le groupe d'intervention par rapport à 70 % dans le groupe témoin à 12 mois. Park 2014a (90 participants randomisés) a rapporté une augmentation supérieure du score d'observance du traitement dans le groupe témoin, mais a également mesuré l'observance au moyen d'un système de surveillance pour un certain nombre de médicaments avec un niveau d'observance allant de 84,1 % à 86,2 % dans le groupe d'intervention et de 79,7 % à 85,7 % dans le groupe témoin à 30 jours. Quilici 2013, a rapporté une réduction du risque de non-observance dans le groupe d'intervention (rapport des cotes (RC) 0,43, IC à 95 % 0,22 à 0,86, 521 participants randomisés) à 30 jours. Fang 2016, a rapporté que les participants ayant reçu des SMS seulement présentaient une réduction du risque de ne pas respecter l'observance par rapport aux rappels téléphoniques (RC 0,40, IC à 95 % 0,18 à 0,63 ; 280 patients randomisés). Kamal 2015 a rapporté des taux plus élevés d'observance dans le bras d'intervention (DM ajustée 0,54, IC à 95 % 0,22 à 0,85 ; 200 participants randomisés).

Khonsari 2015 était la seule étude à rapporter les événements cardiovasculaires mortels et seuls deux événements étaient rapportés, tous les deux dans le bras témoin. Aucune étude n'a rapporté de données concernant les autres critères de jugement principaux. Aucune étude n'a rapporté de lésions du pouce ou des accidents de la route ou d'autres événements indésirables étant liés à l'intervention.

Quatre auteurs ont répondu à notre questionnaire portant sur le développement des SMS. Aucune étude n'a rapporté avoir examiné les causes de non-observance ou fourni des SMS adaptés aux caractéristiques individuelles.

Les études incluses étaient de petite taille, hétérogènes et incluaient des participants recrutés directement après des événements aigus. Toutes les études ont été évaluées comme présentant un risque élevé de biais dans au moins un domaine. La plupart des études provenaient de pays à revenu élevé, avec deux études réalisées dans un pays à revenu moyen supérieur (en Chine et en Malaisie), et une étude dans un pays à revenu modéré inférieur (Pakistan). La qualité des preuves était très faible. Il n'y avait pas de conflit d'intérêts évident de la part des auteurs, bien que seuls deux aient déclaré leurs sources de financement.

Conclusions des auteurs

Bien que les résultats de cette revue systématique soient prometteurs, il n'existe pas suffisamment de preuves pour tirer des conclusions sur l'efficacité des interventions à base de messages textuels pour améliorer l'adhérence aux médicaments pour la prévention secondaire des MCV. Des essais randomisés d'une puissance suffisante et de haute qualité sont nécessaires, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Martin Vuillème et révisée par Cochrane France

Plain language summary

Text messaging to help people suffering from heart disease adhere to medications

Review question

We reviewed the evidence about the effect of text messaging on medication adherence in people with heart disease. We found seven studies including 1310 participants.

Background

Worldwide, at least 100 million people suffer from heart disease. While there are numerous cost-effective treatments, the majority of these individuals are not taking the medications that they need to keep themselves from suffering more heart problems. One possible method of helping people with heart disease to take their medications is through the use of text message-based reminders.

Study characteristics

The evidence is current to November 2016. We found seven studies that compared using text messages to not using text messages, with follow-up ranging from one month to 12 months.

Key results

While the results of these studies appear promising that text messages can help people take their medicines, the studies were small and utilised very different methods and definitions. For that reason, we were not able to compile the findings of the studies. Most of the studies came from high-income countries, and were primarily conducted on men. No studies reported any bad side effects from using text messages. There was no obvious conflicts of interest from authors, although only two declared their funding.

Quality of the evidence

The quality of evidence from these studies was very low. Additional high-quality studies on the use of text messages for encouraging people suffering from heart disease to take their medication regularly are needed, particularly in low- and middle-income countries.

Résumé simplifié

Les SMS pour aider les personnes ayant une maladie cardiaque à prendre régulièrement leurs médicaments

Question de la revue

Nous avons examiné les preuves concernant l'effet des messages textuels sur l'adhérence au traitement chez les personnes ayant une maladie cardiaque. Nous avons trouvé sept études ayant au total 1310 participants.

Contexte

Dans le monde entier, au moins 100 millions de personnes ont une maladie cardiaque. Bien qu'il existe de nombreux traitements efficaces et rentables, la majorité de ces personnes n'utilisent pas les médicaments qu'ils devraient prendre pour éviter d'avoir de futurs problèmes cardiaques. L'une des méthodes possibles pouvant permettre d'aider les personnes ayant une maladie cardiaque à prendre leurs médicaments est d'utiliser des rappels envoyés par messages textuels.

Caractéristiques de l'étude

Les preuves sont à jour jusqu'en novembre 2016. Nous avons trouvé sept études ayant comparé des messages textuels à l'absence de messages textuels, avec un suivi allant de un à 12 mois.

Principaux résultats

Bien que les résultats de ces études semblent indiquer que des messages textuels peuvent aider des personnes à prendre leurs médicaments, les études étaient de petite taille et utilisaient des méthodes et définitions très différentes. Pour ces raisons, nous n'avons pas été en mesure de combiner les résultats des études. La plupart des études provenaient de pays à revenu élevé, et ont été principalement réalisées avec des hommes. Aucune étude n'a rendu compte des effets secondaires délétères de l'utilisation des messages textuels. Il n'y avait pas de conflits d'intérêts évidents de la part des auteurs, bien que seuls deux aient déclaré leurs sources de financement.

Qualité des preuves

La qualité des preuves issues de ces études était très faible. D'autres études de haute qualité portant sur l'utilisation des messages textuels pour encourager les personnes ayant une maladie cardiaque à prendre leur traitement régulièrement sont nécessaires, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Martin Vuillème et révisée par Cochrane France