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Simulated presence therapy for dementia

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Authors


Abstract

Background

Dementia is a common and serious neuropsychiatric syndrome, characterised by progressive cognitive and functional decline. The majority of people with dementia develop behavioural disturbances, also known as behavioural and psychological symptoms of dementia (BPSD). Several non-pharmacological interventions have been evaluated to treat BPSD in people with dementia. Simulated presence therapy (SPT), an intervention that uses video or audiotape recordings of family members played to the person with dementia, is a possible approach to treat BPSD.

Objectives

To assess the effects of SPT on behavioural and psychological symptoms and quality of life in people with dementia.

Search methods

We searched ALOIS (the Specialised Register of the Cochrane Dementia and Cognitive Improvement Group), CENTRAL (The Cochrane Library) (9 February 2016), MEDLINE Ovid SP (1946 to 6 January 2017), Embase Ovid SP (1972 to 6 January 2017), PsycINFO Ovid SP (1806 to 6 January 2017), CINAHL via EBSCOhost (1980 to 6 January 2017), LILACS via BIREME (all dates to 6 January 2017), ClinicalTrials.gov (ClinicalTrials.gov) (all dates to 6 January 2017), and the World Health Organization (WHO) Portal (apps.who.int/trialsearch) (all dates to 6 January 2017). We also checked the reference lists of relevant articles to identify any additional studies.

Selection criteria

Randomised and quasi-randomised controlled trials, including cross-over studies, that evaluated the efficacy of SPT, consisting of personalised audio or videotape recordings of family members, in people with any form of dementia.

Data collection and analysis

Two authors independently selected studies, assessed risk of bias and extracted data. No meta-analyses were conducted because of substantial heterogeneity among the included studies.

Main results

Three trials with 144 participants met the inclusion criteria. Two of the trials had a randomised cross-over design, one was a cross-over trial which we classified as quasi-randomised.

Participants in the included studies were people with dementia living in nursing homes. They were predominantly women and had a mean age of over 80 years. SPT was performed using an audio or video recording prepared by family members or surrogates. It varied in its content, frequency of administration and duration. All the studies compared multiple treatments. In one study, SPT was compared with two other interventions; in the other two studies, it was compared with three other interventions. Specifically, SPT was compared to usual care, personalised music (two studies), a 'placebo' audiotape containing the voice of a person (two studies), and one-to-one social interaction performed by trained research assistants (one study). In terms of outcomes evaluated, one study considered agitation and withdrawn behaviour (both assessed with three methods); the second study evaluated verbal disruptive behaviour (assessed with three methods); and the third study evaluated physically agitated behaviour and verbally agitated behaviour (the method used was not clearly described).

According to the GRADE criteria, the overall quality of the evidence was very low due to very small numbers of participants and risk of bias in the included studies; (none of the trials was at low risk of selection bias; all the trials were at high risk of performance bias; one trial was at high risk of attrition bias; and all had unclear selective reporting).

Because of variation in the participants, the format of SPT, the comparison interventions, and the measures used to assess outcomes, we judged the results unsuitable for a meta-analysis.

Within each trial, the effect of SPT on behaviour, compared to usual care, was mixed and depended on the measure used. Two trials which included a personalised music intervention reported no significant differences between simulated presence and music on behavioural outcomes. Because the overall quality of the evidence was very low, we were very uncertain regarding all the results

None of the studies evaluated quality of life or any of our secondary outcome measures (performance of activities of daily living, dropout and carer burden).

Authors' conclusions

We were unable to draw any conclusions about the efficacy of SPT for treating behavioural and psychological symptoms and improving quality of life of people with dementia. New high-quality studies are needed to investigate the effect of SPT.

Résumé scientifique

La thérapie de simulation d'une présence pour le traitement de la démence

Contexte

La démence est un syndrome neuropsychiatriques courant et grave, caractérisé par un déclin cognitif et fonctionnel progressif. La majorité des personnes ayant une démence développent des troubles comportementaux, également connus sous le nom de symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD). Plusieurs interventions non pharmacologiques ont été évaluées pour traiter les SCPD chez les personnes ayant une démence. La thérapie de simulation de la présence (TSP), une intervention impliquant des enregistrements vidéo ou audio sur cassettes des membres de la famille qui sont ensuite vus ou écoutés par la personne ayant une démence, est une approche possible pour traiter les SCPD.

Objectifs

Évaluer les effets de la TSP sur les symptômes comportementaux et psychologiques et la qualité de vie chez les personnes ayant une démence.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans ALOIS (le registre spécialisé du groupe Cochrane sur la démence et les améliorations cognitives), CENTRAL (The Cochrane Library) (9 février 2016), MEDLINE Ovid SP (de 1946 au 6 janvier 2017), Embase Ovid SP (de 1972 au 6 janvier 2017), PsycINFO Ovid SP (de 1806 au 6 janvier 2017), CINAHL via EBSCOhost (de 1980 au 6 janvier 2017), LILACS via BIREME (toutes les dates jusqu'au 6 janvier 2017), ClinicalTrials.gov (ClinicalTrials.gov) (toutes les dates jusqu'au 6 janvier 2017), et le portail de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) (apps.who.int/trialsearch) (toutes les dates jusqu'au 6 janvier 2017). Nous avons également vérifié les références bibliographiques des articles pertinents afin d'identifier des études supplémentaires.

Critères de sélection

Les essais contrôlés randomisés et quasi-randomisés, y compris les études croisées, ayant évalué l'efficacité de la TSP, consistant en la lecture de vidéos ou d'enregistrements audios des membres de la famille, chez les personnes ayant une quelconque forme de démence.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont indépendamment sélectionné les études, évalué le risque de biais et extrait les données. Aucune méta-analyse n'a été réalisée en raison de l'hétérogénéité substantielle entre les études incluses.

Résultats principaux

Trois essais portant sur 144 participants remplissaient les critères d'inclusion. Deux de ces essais avaient un plan d'étude croisé randomisé, et le dernier était un essai croisé que nous avons catégorisé comme étant quasi-randomisé.

Les participants dans les études incluses étaient des personnes ayant une démence et vivant dans des maisons de retraite médicalisées. Ceux-ci étaient principalement des femmes et avaient un âge moyen de plus de 80 ans. La TSP a été réalisée à l'aide d'un enregistrement audio ou d'une vidéo préparée par des membres de la famille ou des substituts. Les enregistrements variaient dans leur contenu, leur fréquence d'administration et leur durée. Toutes les études comparaient plusieurs traitements. Dans une étude, la TSP a été comparée à deux autres interventions ; dans les deux autres études, elle a été comparée à trois autres interventions. Plus spécifiquement, la TSP a été comparée aux soins habituels, à de la musique personnalisée (deux études), à des cassettes audio « placebo » contenant la voix d'une personne (deux études), et à des interactions sociales individualisées pratiquées par des assistants de recherche entraînés (une étude). En termes de résultats évalués, une étude examinait l'agitation et le comportement de retrait (évaluée avec trois méthodes) ; la deuxième étude évaluait le comportement perturbateur verbal (évalué avec trois méthodes) ; et la troisième étude évaluait l'agitation physique et verbale (la méthode utilisée n'était pas clairement décrite).

Selon les critères GRADE, la qualité globale des preuves était très faible en raison d'un nombre très réduit de participants et de risque de biais dans les études incluses ; (aucun des essais n'était à faible risque de biais de sélection, tous les essais étaient à risque élevé de biais de performance ; un essai était à risque élevé de biais d'attrition et tous présentaient un risque incertain de notification sélective).

En raison des variations entre les participants, le format de la TSP, les interventions de comparaison, et les mesures utilisées pour évaluer les résultats, nous avons jugé que les résultats n'étaient pas adaptés pour une méta-analyse.

Dans chaque essai, l'effet de la TSP sur le comportement, par rapport aux soins habituels, était variable et dépendait de la mesure utilisée. Deux essais incluant une intervention musicale personnalisée n'ont rapporté aucune différence significative entre la simulation de la présence et de la musique sur les critères comportementaux. En raison de la très faible qualité globale des preuves, nos incertitudes quant à tous les résultats sont élevées.

Aucune des études n'a évalué la qualité de vie ou l'un de nos critères de jugement secondaires (la performance dans les activités de la vie quotidienne, l'abandon et le fardeau pour les aidants).

Conclusions des auteurs

Nous n'avons pas été en mesure de tirer des conclusions quant à l'efficacité de la TSP pour le traitement des symptômes comportementaux et psychologiques et pour l'amélioration de la qualité de vie des personnes ayant une démence. De nouvelles études de haute qualité sont nécessaires afin d'étudier l'effet de la TSP.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Martin Vuillème et révisée par Cochrane France

Plain language summary

Simulated presence therapy for dementia

Review question

Can simulated presence therapy (SPT) treat problem behaviours, and improve quality of life for people with dementia?

Background

Dementia is an illness, most common among older people, in which memory and other brain functions deteriorate and people gradually become dependent on others for care. Many people with dementia, particularly in its later stages, show signs of distress at times, or behave in ways which are difficult for their caregivers to manage. There is a lot of interest in finding ways to treat this without using drugs. Simulated presence therapy is a type of treatment which has been used mainly in nursing homes. It involves playing a personalised video or audiotape recording of family members to the person with dementia when he or she is distressed or agitated.

Study characteristics

We looked for trials which compared SPT to usual care or to another treatment. Ideally, people with dementia should have been randomly allocated to one or other treatment, but we also included trials even if treatment allocation was not strictly random.

We found three trials which met our inclusion criteria. The 144 participants were all living in nursing homes. The majority were women with an average age of over 80 years and severe dementia. The way SPT was administered was different in each trial. All the trials used more than one comparison treatment, which differed between trials. The trials all attempted to measure an effect on agitated behaviours, but used different approaches.

Key findings

Because the trials were so different from each other, we were not able to pool the results. Individually, each trial reported different methods to assess the effect of SPT on behavioural problems and the results varied depending on the method used to measure the outcome.

None of the studies assessed quality of life, effect on daily activities, effects on caregivers, or how likely participants were to drop out of the study.

Quality of the evidence

The studies were small and all had problems with their methods which could have biased their results. Hence, we thought the overall quality of the evidence was very low, meaning we cannot be at all confident in the results.

Conclusion

Not enough high-quality research has been done to allow us to judge whether SPT can help people with dementia who are distressed or agitated.

Résumé simplifié

La thérapie de simulation d'une présence pour le traitement de la démence

Question de la revue

Est-ce que la thérapie de simulation d'une présence (TSP) permet de traiter les problèmes de comportement, et d'améliorer la qualité de vie pour les personnes ayant une démence ?

Contexte

La démence est une maladie affectant le plus souvent des personnes âgées, dans laquelle la mémoire et d'autres fonctions du cerveau se détériorent et les personnes deviennent progressivement dépendantes des autres pour leurs soins. De nombreuses personnes ayant une démence, en particulier dans ses stades avancés, montrent des signes de détresse à certains moments, ou se comportent d'une manière difficile à gérer pour les aidants. Il est important de trouver des moyens de gérer cela sans utiliser de médicaments. Le traitement de simulation de la présence est un type de traitement ayant été utilisé principalement dans des maisons de retraite médicalisées. Il consiste à faire visionner une vidéo personnalisée ou écouter des enregistrements audio sur cassettes des membres de la famille de la personne ayant une démence lorsque celle-ci est agitée ou angoissée.

Caractéristiques de l'étude

Nous avons recherché des études qui comparaient la TSP à des soins habituels ou à un autre traitement. Idéalement, les personnes ayant une démence devaient avoir été aléatoirement assignées à un traitement ou à l'autre, mais nous avons également inclus des études, même si l'assignation au traitement n'était pas strictement aléatoire.

Nous avons trouvé trois études répondant à nos critères d'inclusion. Les 144 participants vivaient tous dans des maisons de retraite médicalisées. La majorité étaient des femmes présentant un âge moyen de plus de 80 ans et ayant une démence sévère. La manière dont la TSP était administrée était différente dans chaque étude. Toutes les études utilisaient plus d'une comparaison de traitement, et celles-ci étaient différentes entre les essais. Toutes les études ont tenté de mesurer un effet sur les comportements d'agitation, mais en utilisant des approches différentes.

Principaux résultats

Étant donné que les essais étaient trop différents les uns des autres, nous n'avons pas été en mesure de regrouper les résultats. Individuellement, chaque étude a rendu compte de méthodes différentes pour évaluer l'effet de la TSP sur les problèmes comportementaux et les résultats variaient selon la méthode utilisée pour mesurer les résultats.

Aucune des études n'a évalué la qualité de vie, l'effet sur les activités quotidiennes, les effets sur les soignants, ou la probabilité que les participants abandonnent l'étude.

Qualité des preuves

Toutes les études étaient de petite taille et présentaient des problèmes quant à leurs méthodes qui pourraient avoir faussé leurs résultats. Par conséquent, nous avons considéré la qualité globale des preuves comme étant très faible, ce qui signifie que nous ne pouvons pas faire confiance à ces résultats.

Conclusion

Il n'existe pas suffisamment de recherches de haute qualité pour nous permettre de juger si la TSP peut aider les personnes ayant une démence et étant angoissées ou agitées.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Martin Vuillème et révisée par Cochrane France