COMMUNITY RESPONSE TO AQUIFER DEVELOPMENT: DISTINCT PATTERNS IN INDIA'S ALLUVIAL AND HARD ROCK AQUIFER AREAS

Authors


  • Réponse communautaire au prélèvement dans les aquifères en Inde: des schémas distincts si l'aquifère est dans une zone alluviale ou de roches dures.

Tushaar Shah, Senior Fellow, International Water Management Institute, Colombo, Sri Lanka. E-mail: t.shah@cgiar.org

ABSTRACT

The boom that India has experienced in groundwater irrigation is only weakly related to the availability of groundwater resources, long-term recharge rates and even availability of surface canal infrastructure. Dependence on groundwater has increased in rich alluvial aquifers with ample storage as well as in poor hard rock aquifers with limited storage. The socio-economic and environmental impacts of the over-exploitation of groundwater are also equally pervasive. This paper shows that some, though not all, responses to groundwater over-development from farming communities are different in ‘thick’ alluvial aquifer areas from ‘thin’ hard rock aquifer areas. In the former, users fail to comprehend their interdependence, and consequently, to behave like an ‘aquifer community’ sharing a limited resource. As individual users, they engage in competitive deepening of boreholes to chase declining water levels. In arid alluvial areas, there is no sign of groundwater users trying either supply- or demand-side initiatives to make groundwater use sustainable. In contrast, many hard rock aquifer areas in India are seeing spontaneous initiatives from farmers, communities, NGOs and other players to cope with or counter aquifer depletion, mostly by individual or group efforts to increase groundwater recharge, but less so by making and enforcing rules to limit withdrawals. Copyright © 2012 John Wiley & Sons, Ltd.

RÉSUMÉ

Le boom que l'Inde a connu dans l'irrigation à partir des eaux souterraines n'est que faiblement lié à la disponibilité de ces ressources, ni à son taux de recharge à long terme, ni même à la présence d'infrastructure de canaux de surface. La dépendance aux eaux souterraines a augmenté aussi bien dans les régions d'aquifères alluviaux à forte capacité de stockage que dans celles d'aquifères de socle de faible capacité. Dans les deux cas, les impacts socio-économiques et environnementaux de la surexploitation des eaux souterraines sont omniprésents. Ce papier montre que les réponses à la surexploitation des nappes par les communautés d'agriculteurs peuvent différer selon que les aquifères sont alluviaux ou de socle. Dans le premier cas, les usagers ne parviennent généralement pas concevoir leur interdépendance, et par conséquent, à se comporter comme une « communauté d'aquifère » partageant une ressource limitée. En tant qu'usagers individuels, ils s'engagent dans une course à l'approfondissement des forages à la recherche d'une eau toujours plus profonde. Dans les zones alluviales arides, aucun signe d'une recherche de solutions alternatives pour améli orer la durabilité de l'usage de la ressource n'est perceptible, ni du coté de la demande ni du coté de l'offre. En revanche, de nombreuses régions d'Inde de type aquifères de socle connaissent des initiatives spontanées d'agriculteurs, de communautés, d'ONG et d'autres acteurs pour faire face ou lutter contre l'épuisement des aquifères. La plupart du temps, il s'agit d'efforts individuels ou collectifs pour augmenter la recharge des nappes souterraines, moins souvent pour élaborer et mettre en œuvre des règles pour limiter les prélèvements. Copyright © 2012 John Wiley & Sons, Ltd.

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