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PRACTICAL ASPECTS OF IRRIGATION OF BIOSALINE CROPS WITH SALINE WATER VIEWED FROM A LAND AND WATER USE PERSPECTIVE

Authors

  • Frank W. Croon

    Corresponding author
    1. Croon Consult, Oosterbeek, the Netherlands
    • Correspondence to: Mr Frank W. Croon, Croon-Consult, retired from Arcadis-Euroconsult, Oosterbeek, the Netherlands, Tel.: +31264460375. E-mail: fwcroon@solcon.nl

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  • Les aspects pratiques de l'irrigation des cultures biosalines avec de l'eau saline, sous l'angle de l'utilisation des terres et de l'eau.

ABSTRACT

The potential for using saline water for the irrigation of salt-tolerant or biosaline crops, as a way to reduce the dependence of agriculture on limited freshwater resources, is analysed in this paper. In theory, saline water irrigation is possible provided high leaching ratios are applied; in practice this is only possible and sustainable where soils have a high infiltration capacity and drainability, provided the infrastructure (i) can handle the high volumes of leaching water; (ii) is salt resistant, (iii) is virtually seepage free (to prevent salinization of surrounding areas) and (iv) the highly saline drainage water can be safely disposed of. Specialized management is required to monitor salinity and prevent and correct errors and damage; this results in costly infrastructure and operation and maintenance.

Most biosaline crops are low-value crops. Therefore saline water irrigation for dry foot crops will often not be commercially feasible. In the case of wet foot crops the conditions for soils, infrastructure and management are less strict and less costly. Irrigation with saline water of wet foot crops could therefore be feasible in certain areas. The most promising biosaline inundated crops are biomass and fibre crops as a raw material for pulp, energy or particle boards. Copyright © 2013 John Wiley & Sons, Ltd.

RÉSUMÉ

Les possibilités d'utiliser l'eau salée pour l'irrigation des cultures biosalines (tolérantes au sel) comme moyen de réduire la dépendance de l'agriculture face aux ressources limitées en eau douce ont été analysées dans cet article. En théorie, c'est possible à condition de disposer de quantités élevées d'eau pour le lessivage; dans la pratique cela est seulement possible et durable là où les sols ont une capacité élevée d'infiltration et une forte conductivité hydraulique. Encore faut-il disposer d'équipements répondant à trois conditions: (i) être adaptés à l'utilisation de volumes élevés d'eau de lessivage, (ii) être résistants à la corrosion saline, (iii) être pratiquement étanches (afin d'éviter la salinisation des zones environnantes); enfin (iv) il faut pouvoir évacuer sans risque les eaux de drainage très salées. Parallèlement, cela nécessite une gestion particulière de surveillance de la salinité, ainsi que de prévenir et corriger les erreurs et dommages pouvant survenir. Ce qui entraîne des coûts importants.

Les cultures biosalines les plus connues sont, à de rares exceptions près, des cultures à faible valeur ajoutée, pour lesquelles l'irrigation avec l'eau salée est dans la plupart des cas peu ou pas rentable. En cas de cultures inondées où les conditions pédologiques de sols, d'infrastructures et de gestion sont moins strictes et moins coûteuses, ce type d'irrigation resterait possible dans certains milieux, les domaines plus prometteurs étant ceux liés à la production de biomasse pour l'énergie et les cultures de fibres destinées aux fabrications de pâte à papier ou de panneaux d'aggloméré. Copyright © 2013 John Wiley & Sons, Ltd.

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