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FARMERS' PRACTICES AND COMMUNITY MANAGEMENT OF IRRIGATION: WHY DO THEY NOT MATCH IN FATNASSA OASIS?

Authors


  • Pratiques individuelles des agriculteurs et gestion collective de l'irrigation: Pourquoi ne s'accordent-elles pas dans l'oasis de Fatnassa?

S. Marlet, Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), UMR G-EAU, Montpellier, France. Tel: +33 467166483; Fax: +33 467166440. E-mail: serge.marlet@cirad.fr

ABSTRACT

Community-managed irrigation systems are commonly faced with problems of low system-level performance. A comprehensive survey was undertaken to assess and quantify the causes of the low irrigation performance in a community-managed oasis in southern Tunisia. At the irrigation system level, results showed that irrigation intervals were double those that had been expected (19–21 days). The main cause was inappropriate farmers' practices at field level where the irrigation duration was almost twice the expected 10 h ha-1. The extension of date palm plantation and technical dysfunctions played a less important role as they were counterbalanced by cancellation of irrigation in some plots. At the field scale, excessively long irrigation duration resulted from the joint effects of small fields, poor maintenance of field-level water delivery systems, uncontrolled night irrigation events and low farmer commitment. This situation emphasizes the question of efficiency and sustainability of irrigation systems when farmers subvert collective rules. Further, the situation raises the question of equity among farmers which hinders their support for the water users' association and the strict application of water allocation rules. These findings should help identify an appropriate approach and lead to positive changes in the management of community irrigation systems. Copyright © 2011 John Wiley & Sons, Ltd.

RÉSUMÉ

Les systèmes irrigués collectifs sont communément confrontés à de faibles performances de l'irrigation à l'échelle de l'aménagement. Une étude détaillée a été réalisée dans un périmètre oasien du sud tunisien pour évaluer les performances de la gestion de l'irrigation à l'échelle de l'oasis et de la parcelle. Les données ont été collectées auprès de l'association des usagers de l'eau et sur la base d'une vaste campagne d'enquêtes et d'observations afin de quantifier les causes des faibles performances de l'irrigation. A l'échelle de l'oasis, les résultats montrent que la durée du tour d'eau excède le double de celle prévue par les règles collectives (19 à 21 jours). La principale cause est la durée excessive des irrigations qui atteint presque le double de la règle de 10 h ha-1, due à des pratiques individuelles inappropriées à l'échelle de la parcelle. L'influence modérée de l'extension des superficies irriguées et des dysfonctionnements techniques du réseau est par ailleurs compensée par l'absence ou l'annulation occasionnelle de l'irrigation dans certaines parcelles. A l'échelle de la parcelle, les durées excessives des irrigations sont le résultat d'un effet conjugué des parcelles de petite taille, du mauvais entretien du système d'irrigation, des irrigations nocturnes sans surveillance et de la faible implication du propriétaire. Cette situation met l'accent sur l'efficience et la durabilité des systèmes irrigués quand les agriculteurs ne respectent pas les règles collectives et, dans le cas de systèmes oasiens, étendent les plantations de palmiers. De plus, la situation souligne le manque d'équité qui restreint le soutien apporté par les agriculteurs à l'association des usagers et la stricte application des règles de gestion. Ces résultats devraient permettre d'identifier une approche appropriée et conduire à des changements positifs dans la gestion des systèmes irrigués collectifs. Copyright © 2011 John Wiley & Sons, Ltd.

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