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Sexual segregation by Masai giraffes at two spatial scales

Authors


Ginnett TIM F. Texas Agricultural Experiment Station, Texas A & M University System, 1619 Garner Field Road, Uvalde, TX 78801, U.S.A.

Summary

In this paper alternative explanations for observed patterns of sexual segregation by giraffes are examined at two spatial scales: within-habitats and within-landscape. Habitats are defined as recognizable plant associations and the landscape as the collection of all available habitat types. The study was conducted in Mikumi National Park, Tanzania. At the within-landscape level, all sex and age classes of giraffes exhibited high degrees of preference for riverine habitats. Sex differences in habitat selection were mostly due to females with young, who tended to select open floodplain habitats in which their vigilance time was lowest. Males, and females without young, preferred more heavily-wooded habitat. Habitat preferences were not related to observed habitat-specific forage intake rates for either males or females. Within habitats, male and female giraffes selected different feeding heights, males feeding higher in the canopy than females. Females showed a strong tendency to generalize with respect to feeding height. It is suggested that a sexual dimorphism–body size hypothesis provides a parsimonious explanation for the observed feeding height selection patterns, whereas a reproductive strategy hypothesis can explain sex-differences in habitat selection patterns within the landscape.

Résumé

Dans cet article, on examine deux explications de schémas de ségrégation sexuelle observés chez des girafes à deux niveaux spatiaux: celui de l’habitat et celui du paysage. On définit les habitats comme des associations végétales reconnaissables et les paysages comme l’ensemble de tous les types d’habitat possible. Cette étude a été réalisée au Parc National de Mikumi, en Tanzanie. Au niveau du paysage, toutes les classes de sexe et d’âge de girafes manifestaient une préférence marquée pour les habitats riverains. Les différences par sexe dans la sélection de l’habitat étaient surtout le fait des femelles avec jeunes, qui tendaient à choisir des habitats de plaine alluviale ouverts ou? leur temps de surveillance était le plus réduit. Les mâles et les femelles sans jeune préféraient un habitat plus boisé. Les préférences d’habitat n’étaient liées au taux de nourrissage spécifique de l’habitat ni pour les mâles ni pour les femelles. A l’intérieur d’un même habitat, les mâles et les femelles se nourrissaient à des hauteurs différentes, les mâles plus haut que les femelles. Les femelles montraient une forte tendance à se nourrir toutes à la même hauteur. On suggère que le dimorphisme sexuel quant à la taille peut apporter une explication relative des schémas du choix de la hauteur à laquelle les animaux se nourrissent, tandis qu’une autre hypothèse, liée à la stratégie de reproduction, pourrait expliquer les différences liées au sexe dans le choix de l’habitat à l’intérieur d’un paysage.

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