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Keywords:

  • African elephant;
  • Chobe;
  • habitat;
  • sexual segregation

Abstract

We report on a study conducted on free-ranging African elephants in the woodlands of northern Botswana. We compared bull groups and family units with regard to (1) their patterns of habitat use and (2) their ranging distances from perennial water sources. During the dry season, adult males frequented more habitat types than family units, whereas family units used a wider diversity of habitats than bulls during the wet season. Bulls roamed widely (>10 km) from perennial drinking water in the dry season, when family units congregated within 3.5 km of the rivers. During the wet season, when ephemeral pans were abundant, all elephant groups were found at intermediate distances (5 km) from the rivers. The spacing of elephants in the dry season is consistent with sexual segregation but we reject the hypothesis that this is an outcome of indirect competition for food, because our concurrent studies on elephant feeding ecology found no evidence for intraspecific competition. Instead, we propose that most adult male elephants space themselves to avoid conflict with musth bulls and roam widely in the dry season between discretely distributed feeding ‘hotspots’. The small proportion of males that are in musth remain close to family units to maximize mating opportunities, and family units are unable to range far from water in the dry season. This is due to (1) comparatively high rates of water turn-over among juveniles and lactating cows and (2) the reduced mobility of neonates.

Résumé

Notre rapport porte sur une étude réalisée sur des éléphants d'Afrique évoluant librement dans les forêts du nord du Botswana. Nous comparons les groupes de mâles et les unités familiales en ce qui concerne (1) le schéma de leur utilisation de l'habitat et (2) la distance maximale par rapport aux sources d'eau permanentes. Pendant la saison sèche, les mâles adultes fréquentent plus de types d'habitats que les unités familiales, alors que les unités familiales utilisent une plus grande variété d'habitats que les mâles pendant la saison des pluies. Les mâles s'éloignent (>10 km) des points d'eau permanents pendant la saison sèche alors que les unités familiales se rassemblent à moins de 3.5 km des rivières. Pendant la saison des pluies, lorsque les cuvettes naturelles éphémères sont nombreuses, tous les groupes d'éléphants se trouvent à des distances intermédiaires (5 km) des cours d'eau. L'espacement des éléphants en saison sèche correspond à la ségrégation des sexes, mais nous rejetons l'hypothèse selon laquelle il serait une conséquence d'une compétition indirecte pour la nourriture, parce que nos études concomitantes sur l'écologie alimentaire des éléphants n'ont découvert aucune preuve de compétition intraspécifique. Par contre, nous pensons qu'il est possible que les éléphants mâles adultes s'écartent l'un de l'autre pour éviter d'entrer en conflit avec les mâles en musth et qu'ils parcourent de grandes distances en saison sèche entre des “hotspots” alimentaires éparpillés çà et là. La petite proportion des mâles qui sont en musth restent près des unités familiales pour optimiser les chances de s'accoupler, et les unités familiales sont incapables de beaucoup s'éloigner de l'eau en saison sèche. Ceci est dû (1) au taux relativement rapide de turnover près de l'eau des juvéniles et des femelles qui allaitent et (2) à la mobilité réduite des nouveau-nés.