The Exchange Rate and Monetary Policy in Kenya

Authors


Abstract

The paper assesses whether the exchange rate is affected by monetary policy and whether these effects are permanent or transitory. In addition, the paper takes the position that once the exchange rate regime has been chosen it determines the flexibility of monetary policy.

The real exchange rate is decomposed into cyclical and permanent components. Causality tests are performed between several measures of monetary shocks (consistent with other empirical works) and the cyclical component of the real exchange rate. The results show that excess money supply predict each other with the cyclical movements of the real exchange rate. In the second stage a model of nominal exchange rate is estimated. Since we find cointegration, the model is estimated with first-difference of the variables, the cyclical component of the real exchange rate and the cointegrating vectors. The results show that the nominal exchange rate over the period is determined by real income growth, the rate of inflation, money supply growth, the cycles in the real exchange rate movements, the cointegrating vectors and shocks.

The first cointegrating vector is normalized with money supply and the second with nominal exchange rate; they show a differential in adjustment speeds reflecting the fact that the nominal exchange rate movements responds quickly to one type of disequilibrium and slowly to the other. For the first vector the adjustment speed is consistent with an exchange rate policy that accommodates monetary disequilibrium in order to protect reserves or with a market determined exchange rate responding to excess money supply. This vector portrays the underlying monetary responses during different exchange rate regimes.

In addition the results from causality tests between the official exchange rate and the parallel rate show that even though the parallel market was illegal, the central bank in determining the crawl (during the crawling rate regime) took into account the value of the currency in the parallel market, but did not hook the crawl entirely on the parallel market developments. This shows an element of backward indexation.

Ce document cherche àétablir si la politique monétaire a des effets sur le taux de change et si ces effets sont permanents ou transitoires. En outre, il estime qu’une fois le régime de change choisi, celui-ci détermine la flexibilité de la politique monétaire.

Le taux de change réel est décomposé en éléments cyclique et permanent. Des tests de causalité sont effectués entre différentes mesures entrant en jeu dans les chocs monétaires (à l’instar de ce qui se fait dans les autres travaux empiriques) et l’élément cyclique du taux de change réel. Il en résulte que l’excédent de masse monétaire et les fluctuations cycliques du taux de change réel s’annoncent mutuellement. Dans un deuxième temps, un modèle du taux de change réel est élaboré. Dans la mesure où il y a co-intégration, le modèle est évalué grâce à la différence première des variables, à l’élément cyclique du taux de change réel et aux vecteurs de co-intégration. Il en découle que le taux de change nominal sur la période est déterminé par la croissance du revenu réel, le taux d’inflation, la croissance de la masse monétaire, les cycles de fluctuation du taux de change réel, les vecteurs de co-intégration et les chocs.

Le premier vecteur de co-intégration est normalisé avec la masse monétaire et le second avec le taux de change nominal; ils font apparaître un différentiel dans les rythmes d’ajustement, donnant à penser que les fluctuations du taux de change nominal réagissent rapidement à un type de déséquilibre et lentement à un autre. Pour le premier vecteur, le rythme d’ajustement cadre avec une politique de change tenant compte du déséquilibre monétaire afin de protéger les réserves ou avec un taux de change déterminé par le marché en réponse à une masse monétaire excédentaire. Ce vecteur illustre les réponses monétaires sous-jacentes lors des différents régimes de change.

Par ailleurs, les tests de causalité entre le taux de change officiel et le taux parallèle montrent que, malgré le caractère illégal du marché parallèle, la banque centrale prenait en compte la valeur de la monnaie sur le marché parallèle pour déterminer l’ajustement à apporter (à l’époque du régime de parité mobile), sans lier entièrement cet ajustement à l’évolution du marché, ce qui indique une certaine indexation régressive.

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