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The social sciences have generally ignored the motor car and its awesome consequences for social life, especially in their analysis of the urban. Urban studies in particular has failed to consider the overwhelming impact of the automobile in transforming the time-space ‘scapes’ of the modern urban/suburban dweller. Focusing on forms of mobility into, across and through the city, we consider how the car reconfigures urban life, involving distinct ways of dwelling, travelling and socializing in, and through, an automobilized time-space. We trace urban sociology's paradoxical resistance to cultures of mobility, and argue that civil society should be reconceptualized as a ‘civil society of automobility’. We then explore how automobility makes instantaneous time and the negotiation of extensive space central to how social life is configured. As people dwell in and socially interact through their cars, they become hyphenated car-drivers: at home in movement, transcending distance to complete a series of activities within fragmented moments of time. Urban social life has always entailed various mobilities but the car transforms these in a distinct combination of flexibility and coercion. Automobility is a complex amalgam of interlocking machines, social practices and ways of dwelling which have reshaped citizenship and the public sphere via the mobilization of modern civil societies. In the conclusion we trace a vision of an evolved automobility for the cities of tomorrow in which public space might again be made ‘public’.

Les sciences sociales ignorent généralement la voiture et ses conséquences impressionnantes sur la vie sociale, notamment dans le domaine urbain. En effet, les études urbaines ont négligé la spectaculaire incidence de l'automobile dans la transformation des ‘paysages’ spatio-temporels que connaît l'habitant des villes et des banlieues d'aujourd'hui. En s'attachant aux formes de mobilité dans, à travers et d'un bout à l'autre de la ville, nos travaux observent de quelle manière la voiture reconfigure la vie urbaine, impliquant des modes d'habitat, de déplacement et de socialisation distincts dans et à travers un espace-temps ‘automobilisé‘. Notre recherche montre la résistance paradoxale de la sociologie urbaine à l'égard des cultures de mobilité, en suggérant une reconceptualisation de la société civile en tant que ‘société civile de mobilité automobile‘. L'article explore ensuite comment, du fait de cette mobilité, l'instantanéité et la négociation d'un espace étendu deviennent essentiels dans la configuration de la vie sociale. Les individus habitant dans leur voiture et vivant des interactions sociales au-travers de celle-ci, ils se transforment en conducteurs automobiles par nature: étant chez eux en déplacement et transcendant la distance pour réaliser un enchaînement d'activités dans un cadre temporel fragmenté. La vie sociale urbaine a toujours englobé des mobilités variées, mais la voiture transforme celles-ci en une combinaison particulière de flexibilité et de contrainte. La mobilité automobile est un amalgame complexe de machines imbriquées, de pratiques sociales et de modes d'habitat qui ont refa??onné la citoyenneté et la sphère publique via la mobilisation des sociétés civiles modernes. En conclusion, l'article décrit une vision d'une mobilité automobile évoluée pour les villes de demain où l'espace public pourrait redevenir ‘public’