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No one has documented the changing geography of low-income settlements in any city in the developing world over the entire postwar period. The most plausible model of this changing geography, first outlined by John F.C. Turner, indicates the existence of a dual concentration of the poor: in central slums and in informal settlements at the periphery. This dual pattern is associated, respectively, with the filtering-down of older housing and with owner-construction of new dwellings, sometimes on illegally-occupied land. Some writers have suggested that central slums deteriorate, while fringe settlements may be improved over time, thereby distinguishing slums of despair from those of hope. Analysis of the Egyptian census from 1947 to 1996 shows that this suggestion is borne out by the postwar experience of Cairo. Evidence on literacy indicates that central and fringe areas have both contained a high proportion of low-income households, but that over half a century the relative status of the central areas has slowly declined. Although it has helped to shape the experience of millions, this long-term trend has not been obvious to close observers of the local scene. Similar historical surveys should be undertaken of low-income settlements in other cities in the developing world.

Personne n’a étudié la géographie évolutive des logements à faibles revenus dans quelque ville que ce soit du monde en développement durant tout l’après-guerre. Le modèle le plus plausible de ce changement, esquisséà l’origine par John F.C. Turner, définit l’existence de deux concentrations de pauvres: dans les taudis du centre et dans des implantations informelles à la périphérie. Ce modèle dual est lié respectivement à un déclassement de l’habitat ancien et à la construction de nouvelles habitations par les propriétaires, parfois sur un terrain occupé illégalement. D’après certains auteurs, les quartiers centraux des pauvres se détériorent tandis que les installations périphériques sont susceptibles de s’améliorer avec le temps, établissant ainsi une distinction entre les taudis du désespoir et ceux de l’espoir. Une analyse du recensement égyptien de 1947 à 1996 confirme cette idée au vu de l’expérience du Caire depuis la guerre. Des données sur l’alphabétisation montrent que les zones centrales et périphériques ont abrité une forte proportion de ménages à faible revenu mais que, en un demi-siècle, la condition sociale des quartiers du centre a connu un relatif déclin. Même si elle a influé sur l’expérience de millions de gens, cette tendance à long terme a échappéà des observateurs directs de la scène locale. Il conviendrait donc d’entreprendre des études historiques similaires dans les quartiers à bas revenus d’autres grandes villes du monde en développement.