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This article investigates the connections between multiculturalism, unemployment and self–employment in the case of Berlin’s Turkish economy. It first describes five trends that are currently shaping German–Turks’ business activities: heterogeneity, hybridity, professionalism, internationalization and state interest. The consequences of these five trends are partly contradictory. On the one hand, they challenge the relevance of the ‘Turkish economy’ concept. On the other hand, they give an unprecedented respectability to the ‘Turkish economy’, thus popularizing this concept. The article argues that this contradiction should be interpreted as an outcome of the growing importance of multiculturalism in Germany’s relation to immigrants. Acknowledging the presence of immigrants has led to an emphasis on their high rate of self–employment, viewed as a possible solution to their unemployment and ‘integration’ problems. What emerges is the economic dimension of multiculturalism, i.e. an ideology that sees immigration and ethnic pluralism as economically positive. The article concludes by a critical analysis of this ideology.

Cet article étudie les liens entre multiculturalisme, chômage et entreprise individuelle dans le cas de l’économie turque berlinoise. Il décrit d’abord cinq tendances qui configurent actuellement l’activitééconomique des Germano–turcs: hétérogénéité, hybridité, professionnalisme, internationalisation et intérêt de l’État. Les conséquences de ces cinq tendances sont en partie contradictoires. D’un côté, elles remettent en question le concept ‘d’économie turque’ et, de l’autre, elles lui offrent une respectabilité sans précédent, propageant ainsi le concept. Cette contradiction devrait être interprétée comme le résultat de l’importance croissante du multiculturalisme dans la relation de l’Allemagne à l’égard des immigrants. Reconnaître la présence d’immigrés a conduit à souligner le rôle important des entrepreneurs, considérés comme une solution possible à leurs problèmes de chômage et ‘d’intégration’. Est ainsi révélée la dimension économique du multiculturalisme, c’est–à–dire une idéologie qui voit l’immigration et le pluralisme ethnique comme économiquement positifs. La conclusion expose une analyse critique de cette idéologie.