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The attack on the World Trade Center will have a significant effect on urban development in New York City, not so much because it will change existing patterns, but because it will intensify them. The effect will come from the way leaders in the political and business community act after September 11th, more than from what the attack itself accomplished. Among the key effects will be a further barricading of spaces within the city, a concentrated deconcentration of business activities away from the center and their citadelization. The process of public planning is increasingly irrelevant; deplanning might be a better word for it. Decision–making is concentrated in quasi–governmental bodies, freed from the obligation to follow democratic procedures. Business groups, particularly those involved in global processes, are well organized and are pressing for planning and for subsidies serving their interests. There is publicly–oriented activity also, but less focused and not (yet?) raising distributional and social justice issues as central concerns. The net result is a further skewing of the benefits and costs of globalization.

L’attaque du World Trade Center influencera considérablement l’urbanisation de la ville de New York car, non seulement elle modifiera les schémas existants, mais elle va les intensifier. Plus que des effets de l’attaque elle–même, le résultat dépendra de la manière dont les dirigeants – du monde politique et des entreprises – réagiront après le 11 septembre. Parmi les principales conséquences, on peut citer un enfermement accentué des espaces au sein de la ville, et une déconcentration concentrée accompagnée d’une ‘citadellisation’ des activités commerciales éloignées du centre. Le processus d’aménagement public perd peu à peu sa pertinence, ‘désaménagement‘ devenant peut–être un terme plus exact. La prise de décision est regroupée dans des organismes quasi–gouvernementaux, dégagés de toute obligation de respect des procédures démocratiques. Les groupes économiques, notamment ceux qui sont impliqués dans des processus mondialisés, sont bien organisés et réclament aménagements et subventions servant leurs intérêts. Il existe aussi une activité dirigée vers le public, quoique moins convergente et ne soulevant pas (encore) les problèmes de justice sociale et de répartition en termes de préoccupations essentielles. Le résultat net renforce les biais des avantages et coûts de la mondialisation.