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This article examines cooperative modes of regulation of local economies that in Europe increasingly take the form of concertation (partnership) – i.e. formalized agreement on common goals stated by collective actors with traditionally/potentially contrasting interests. This kind of agreement (‘pacts’) is increasingly institutionalized; ‘institutionalization’ being the process through which certain behaviours are steadily promoted, required, even made obligatory, by actors other than those putting them into effect, who demand conformity to their values and beliefs in return for making resources available. The process in question is particularly visible in EU countries, and it can be interpreted both as an opportunity to construct a model of a social Europe and as an opportunity to defend the features of this model that were subject to rapid erosion during the 1990s. Recurrent forms of partnership are: public–private and public–public partnerships; ‘regionalized’ industrial relations; ‘second–generation’ industrial districts; urban strategic planning; and territorial pacts. To order them, a typology is proposed on the basis of the dichotomy between exogenous/endogenous actors/resources. Three main constraints to an effective working of local concertation are then discussed: local presence of ‘global players’; excessive institutionalization; and lack of adequate implementation structures. Starting from the latter, some working hypotheses are proposed on a new ‘organizational population’, namely, the organizations of local development.

Cet article examine les modes de régulation collectifs des économies locales, ceux–ci prenant de plus en plus souvent la forme d’une concertation (partenariat), accord formel sur des objectifs communs énoncés par un collectif d’acteurs dont les intérêts sont habituellement ou éventuellement opposés. Ce type d’accord (pacte) s’institutionnalise progressivement au travers d’un processus grâce auquel certains comportements sont toujours encouragés, demandés, voire exigés, par des acteurs qui, d’une part, ne sont pas ceux qui les appliquent et, d’autre part, réclament le respect de leurs valeurs et convictions en contrepartie de la mise à disposition de ressources. Ce processus, particulièrement évident dans les pays de l’U.E., peut s’interpréter à la fois comme une possibilité de construire un modèle d’Europe sociale et comme une chance de défendre les caractéristiques de ce modèle alors que celles–ci se sont rapidement dégradées dans les années 1990. Les formes récurrentes de partenariat sont: partenariats public–privé et public–public, liens industriels régionaux, districts industriels ‘de deuxième génération’, urbanisme stratégique et pactes territoriaux. L’article propose une typologie basée sur les dichotomies acteurs/ressources exogènes/endogènes. Il déduit ensuite les trois principales entraves à une concertation locale efficace: la présence locale de ‘joueurs de niveau international‘, un excès d’institutionnalisation et un manque de structures de mise en œuvre appropriées. A partir de ce dernier point, sont présentées quelques hypothèses de travail sur une nouvelle ‘population organisationnelle‘, autrement dit des organisations de développement local.