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This article examines the way ‘social capital’ has been deployed by researchers and practitioners in the field of urban movements and community development. It reveals the powerful and in many ways effective role the concept is playing in framing the contemporary reconfigurations of local state-society relations which impact especially on the trajectory of third or voluntary sector development. The article identifies the gaps and weaknesses the ‘social capital’ perspective responds to, thereby explaining why it looms so large within the urban development discourse. Its own blind spots and ambiguities, however, limit our understanding of contemporary urban change. By prioritizing specific forms of civic engagement (and neglecting others), the concept filters the contemporary reconfigurations in the relationship of civil society, state and market in a peculiar way, which is conducive to supporting the spread of market forces to areas so far beyond the reach of capital. By directing attention to the self-activation potential of different communities, whether in the form of civic engagement of well-to-do volunteers or in the form of activation/reinsertion (into the low-wage labour market) of the marginalized, this new discourse plays a crucial role not only in current efforts to unburden the local (welfare) state, but also in the expansion of market forces into new areas.

L'article examine comment les chercheurs et spécialistes ont fait usage du ‘capital social’ dans le domaine des mouvements urbains et de l'évolution des communautés. Il dévoile le rô le dynamique et, par bien des aspects, efficace que ce concept joue en structurant les reconfigurations contemporaines des relations société-gouvernement local, lesquelles influent notamment sur les tendances du secteur associatif ou du bénévolat. L'article identifie les lacunes et faiblesses que comble la perspective du ‘capital social’, expliquant ainsi les raisons de son omniprésence dans la rhétorique de l'urbanisme. Ses propres faiblesses et ambiguïtés limitent toutefois notre compréhension du changement urbain contemporain. En mettant en avant des formes spécifiques d'engagement civique (et en en négligeant d'autres), le concept dégage les reconfigurations modernes qui interviennent sur la relation entre société civile, É tat et marché, et ce d'une manière particulière qui contribue à la propagation des forces du marché dans des zones jusqu'alors inaccessibles au capital. En s'intéressant au potentiel d'auto-activation de diverses communautés, que ce soit sous la forme d'un engagement civique de nantis volontaires ou de l'activation ou la réinsertion (sur le marché du travail des bas salaires) des marginaux, ce nouveau discours est essentiel, non seulement dans le cadre des efforts actuels visant à soulager l'É tat (providence) local, mais aussi dans l'expansion des forces du marché vers des zones nouvelles.