Earth observation: overlooked potential to support species reintroduction programmes

Authors


Correspondence: E-mail: Nathalie.Pettorelli@ioz.ac.uk

Abstract

Habitat evaluation is considered an essential step for assessing the potential for an area to support a viable reintroduced population. Remote sensing techniques can support such investigations, by greatly enhancing the temporal and spatial coverage of habitat assessments. This study makes use of freely available earth observation data to evaluate the suitability of the Ouadi Rimé–Ouadi Achim Game Reserve in central Chad for the reintroduction of the Scimitar-horned Oryx. The reserve was the last stronghold of the species within its historical range, prior to extinction in the wild in the 1980s, providing a basis for reintroduction. Results show that since the 1980s, there has been a steady increase in average annual precipitation and satellite-derived estimates of primary production. The spatial downscaling of the average trend in primary production showed that the north of the protected area exhibited a drying trend over the period 1982–2008, while the south was associated with intense greening. As a result, the subdesert transition zone preferred by oryx is currently narrowing. If this is correct, this implies a potential reduction of favourable habitat for the oryx, which could have detrimental effects on the success of establishing a self-sustaining reintroduced population.

Résumé

On estime qu'une évaluation de l'habitat est une étape essentielle pour estimer quel potentiel a une région de supporter une population réintroduite viable. Les techniques de détection à distance peuvent aider lors de ces investigations en augmentant fortement la couverture temporelle et spatiale de l'évaluation d'habitats. Cette étude utilise des données d'observations terrestres librement accessibles pour évaluer si la Réserve de Faune d'Ouadi Rimé-Ouadi Achim, au centre du Tchad, est propice à la réintroduction de l'oryx algazelle. La réserve était le dernier bastion de l'espèce dans son aire de répartition historique avant son extinction à l'état sauvage dans les années 1980, ce qui donne un fondement à cette réintroduction. Les résultats montrent que, depuis les années 1980, il y a eu une forte augmentation des précipitations annuelles moyennes et des estimations de production primaire dérivées des données satellites. La réduction spatiale de la tendance moyenne de la production primaire montre que le nord de l'aire protégée présentait une tendance à l'aridification entre 1982 et 2008 alors que le sud était plutôt associé à un reverdissement intense. Par conséquent, la zone de transition subdésertique préférée des oryx est actuellement en voie de réduction. Si ceci est exact, cela signifie une possible réduction de l'habitat favorable aux oryx, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur la réussite de l'établissement d'une population réintroduite autosuffisante.

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