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Keywords:

  • pandas;
  • wildlife;
  • politics;
  • oil;
  • trade flows;
  • materiality
  • pandas;
  • espèces sauvages;
  • politique;
  • pétrole;
  • flux commerciaux;
  • matérialité

This article argues that China's agreement in 2012 to loan Canada two panda bears is emblematic of animals’ simultaneous material-symbolic inclusion and exclusion in contemporary politics. Employing a material focus, this article draws a connection between the panda gift and the promise to which it is attached: a promise of material flows; of Chinese access to Canadian resources, especially; and controversially, tar sands oil. Common to geographical flows of both pandas and oil is a devaluation of nonhuman life. In one flow, two pandas cross the Pacific for a decade of captivity at the Toronto and Calgary Zoos, where visitors will pay to view the permanently visible pandas. In the other instance, oil will be shipped across the same ocean, oil whose production comes at great cost to wildlife, including caribou, birds, and fish, and whose spill at any point along its journey to China would devastate marine and terrestrial wildlife populations. Stark power imbalances between species are at the heart of both of these flows and their material consequences. This article argues that, in emphasizing what the pandas symbolize, the extent to which their own and others’ lives are materially affected is elided.

La politique du panda

Cet article soutient que les deux pandas faisant l’objet, en 2012, d’un prêt par la Chine au Canada évoquent simultanément l’inclusion et l’exclusion matérielle et symbolique des animaux de l’arène politique contemporaine. S’inscrivant dans une optique matérielle, cet article établit un parallèle entre l’offre des pandas en cadeau et les promesses sous-jacentes : une promesse d’écoulement des marchandises et l’accès par la Chine aux ressources canadiennes, en particulier et de façon controversée, au pétrole des sables bitumineux. En matière de flux géographiques, ce que les deux pandas et le pétrole ont en commun est une dévalorisation de la vie non humaine. Dans une direction, les deux pandas traversent l’océan Pacifique et vivent en captivité pendant une décennie dans les zoos de Toronto et de Calgary afin que les visiteurs payent un droit d’accès pour pouvoir les observer alors qu’ils seront exposés en tout temps. Dans l’autre direction, le pétrole fera la traversée. alors même que sa production entraine d’importantes retombées négatives sur les espèces sauvages, y compris le caribou, les oiseaux et les poissons, et que des déversements le long de la route de transport vers la Chine auraient des effets dévastateurs sur les populations d’espèces sauvages maritimes et terrestres. Un rapport de force totalement inégal entre les espèces se trouve au cœur de ces deux flux et de leurs conséquences matérielles. En mettant en relief la représentation symbolique des pandas, cet article défend l’idée que l’importance que revête la dimension matérielle dans leurs propres vies et celles des autres n’est pas prise en considération.