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The subject of neoliberal affects: Rural youth envision their futures

Authors


Kate Cairns, Department of Sociology, University of Toronto, 725 Spadina Ave., Toronto, ON M5S 2J4. Email/Courriel: kate.cairns@utoronto.ca

Abstract

This article contributes to debates about subjectivity formation in neoliberal times by analyzing the emotional geographies of students’ imagined futures. Drawing upon ethnographic research in a white, working-class rural Ontario school, I examine students’ participation in The Real Game, a career education program that attempts to prepare grade 7/8 students for their adult futures. A curricular tool that espouses neoliberal tenets of flexibility, mobility, and self-improvement, The Real Game offers a site through which to explore the interplay between governing discourses and student subjectivities. Bringing Ahmed's critique of happiness narratives to an analysis of student interviews, I demonstrate how neoliberal governance operates affectively. As educational discourses idealize the self-reliant, future-oriented subject, students are trained to internalize neoliberal uncertainty as a set of insecurities to be managed on an affective level. The distinctly spatial operation of neoliberalism is apparent in Fieldsville students’ future narratives, where dominant ideals of mobility conflict with local identifications and an allegiance to place. Students manage these pressures affectively, as they narrate their own movement and improvement through stories of hope, fear, and wonder. Thus, I argue that studies of the emotional geographies of education are integral to understanding how neoliberalism is lived in place.

Abstract

Les affects néolibéraux chez des jeunes des milieux ruraux envisageant leur avenir

Cet article a pour but d’apporter de nouvelles connaissances aux discussions sur la question de la formation de la subjectivitéà l’époque néolibérale. L’analyse porte sur les géographies émotionnelles de l’avenir imaginé par des étudiants. Elle tire partie d’une étude ethnographique effectuée dans une école de l’Ontario située dans une région rurale peuplée de personnes de race blanche et appartenant à la classe ouvrière. La question soulevée a trait à la participation des étudiants à Jouer pour de vrai!, qui est une ressource scolaire sur l’orientation professionnelle s’adressant aux étudiants du premier cycle du secondaire pour les préparer à la vie d’adulte. Jouer pour de vrai! constitue un outil pédagogique fondé sur les principes du néolibéralisme que sont la flexibilité, la mobilité, et le progrès personnel. Il propose un lieu à partir duquel l’interaction entre les discours dominants et les subjectivités des étudiants peut être explorée. L’analyse des entrevues menées auprès des étudiants reprend la critique sur les récits du bonheur que propose Ahmed. Les dimensions affectives du mode de fonctionnement de la gouvernance néolibérale sont ainsi exposées. Compte tenu que les discours éducatifs exaltent le sujet autonome et orienté vers l’avenir, les étudiants sont formés en vue de pouvoir intérioriser les contingences néolibérales comme une série de craintes qui doivent se gérer selon une logique affective. La dimension foncièrement spatiale du fonctionnement du néolibéralisme se manifeste clairement à travers les récits sur l’avenir des étudiants de Fieldsville, où le modèle idéal de la mobilité entre en conflit avec les attachements identitaires locaux et l’appartenance au lieu. Les étudiants gèrent ces pressions de manière affective lorsqu’ils racontent des histoires de leur cheminement et de leur perfectionnement en se référant à l’espoir, à la peur et à l’étonnement. Il est soutenu que les recherches sur les géographies émotionnelles de l’enseignement sont essentielles pour faire avancer nos connaissances sur la manière dont le néolibéralisme est vécu sur le terrain.

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