Parental involvement in children's learning: Mothers' fourth shift, social class, and the growth of state intervention in family life

Authors


Sarah L. Holloway, Department of Geography, Loughborough University, Loughborough, Leicestershire, LE11 3TU, UK. Email/Courriel: s.l.holloway@lboro.ac.uk

Abstract

Nation states across the global North are restructuring their education systems. This process has changed the relationship between school and home, with an increasing onus being placed on parents to involve themselves in their children's education. The article explores what mothers with different social class positions think about state attempts to enrol them in the education of their primary-aged children (ages 4–11), and considers their experience of school curriculum events designed to encourage and guide their help for children's learning within the home. Mothers’ support for this form of educational restructuring is widespread, but motivations for, and experiences of, involvement vary significantly between higher-, middle- and low-income schools. This matters as parental involvement not only increases mothers’ workloads—adding a fourth shift to the existing demands of paid labour, domestic work, and their own education/training—but also risks widening social inequality as middle-class children potentially benefit more than their working class counterparts. In conclusion, the article emphasizes the need for geographies of education to: explore parents’ gendered and classed engagement with education; trace the sectors’ changing spatiality in the context of growing links between different sites of learning; and produce geographies that look both inward into the education system and outward at its importance in wider society.

Abstract

L’engagement parental dans l’apprentissage des enfants : les identités de soins maternels, l’origine sociale et l’intervention accrue de l’état dans la vie familiale

Les systèmes d’éducation partout dans les états nations du Nord sont en voie de restructuration. Ce processus a modifié le rapport entre le monde de l’école et celui du foyer, lequel impose aux parents une plus grande responsabilité par rapport à leur engagement dans l’éducation de leurs enfants. Le présent article examine ce que pensent les mères de différentes origines sociales du fait que l’État les incite à s’investir davantage dans l’éducation de leurs enfants en âge d’aller à l’école primaire (entre 4 et 11 ans). Il est question d’analyser plus particulièrement l’expérience qu’elles ont acquise lors d’événements du programme d’études conçus afin de les encourager et de les accompagner dans le processus d’apprentissage des enfants à la maison. L’appui donné par les mères à cette conception de la restructuration de l’enseignement est répandu, mais les raisons qui les amènent à s’engager ainsi que leurs expériences vécues varient de manière importante selon les différents statuts socioéconomiques des milieux scolaires. Ceci se révèle être d’une importance capitale puisque la participation parentale accroit non seulement la charge de travail des mères en leur imposant un quatrième quart de travail qui s’ajoute à leur emploi rémunéré, aux corvées domestiques et à leur projet personnel d’éducation ou de formation, mais pourrait contribuer aussi à l’augmentation des inégalités sociales alors que les enfants issus des classes moyennes profiteraient davantage de cette situation que leurs camarades de classe d’origine ouvrière. En conclusion, l’article met l’emphase sur le fait que les études sur la géographie de l’éducation doivent: explorer l’engagement des parents dans l’éducation en fonction du sexe et de l’origine sociale; présenter les grandes lignes des changements spatiaux s’opérant dans ce domaine dans un contexte où les liens entre les divers sites d’apprentissage foisonnent; produire des géographies qui offrent un regard de l’intérieur du système d’éducation et vers l’extérieur, c’est-à-diresur l’importance de son rôle au sein de la société dans son ensemble.

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