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Keywords:

  • accountability;
  • educational reform;
  • labelling;
  • representation;
  • technologies of power
  • reddition de compte;
  • réforme de l’éducation;
  • étiqueter;
  • représentation;
  • technologies du pouvoir

Central to contemporary educational reform in the United States are the procedures and techniques that hold schools accountable to the public and render them more visible. Labelling public school performance by ascribing identifiers which deem spaces of education either a success or a failure at educating its students is one way of identifying schools for consumers of education. This yields powerful representations of school quality; what is a “good” school and what is a “bad” school. These labels are problematic given the implications of labelling practices on identities, places, and the public's perception of school spaces. This article focuses upon the technique of labelling, and explores its implications through a critical analysis of the meaning and consequences of the politics of labelling with respect to contemporary education reform. I draw on insights from social theorists and consider primary findings from a survey of inner city public school teachers. These teachers provide views from the inside, a counter-narrative of the labels ascribed to the schools in which they teach. The teacher perceptions of the label's impact on attitudes and behaviours highlight the need to contest and demystify hegemonic labels of contemporary reform.

Étiqueter les écoles en tant que technologie de gouvernance: La problématisation des étiquettes attribuées aux espaces scolaires

Au cœur de la réforme actuelle de l’éducation aux États-Unis se trouvent les procédures et les techniques qui obligent les écoles à rendre des comptes au public et qui accroissent leur visibilité. Étiqueter la performance des écoles publiques, en attribuant à chacune une identité qui qualifie les espaces d’enseignement selon la réussite ou l’échec scolaire de leurs étudiants est un moyen utilisé par les consommateurs de l’éducation pour classer les écoles. Il en résulte des représentations décisives de la qualité des écoles qui permettent de les distinguer selon qu’elles soient « bonnes » ou « mauvaises ». Ces étiquettes suscitent des enjeux qui apparaissent en raison des implications des pratiques d’étiquetage sur les identités, les lieux, et la perception par le public des espaces scolaires. Cet article traite de la technique de l’étiquetage et propose une analyse critique des implications qui porte plus particulièrement sur le sens et les conséquences de la politique d’étiquetage en lien avec la réforme actuelle de l’éducation. Je m’inspire des travaux des théoriciens de la société et des conclusions qui se dégagent d’une enquête menée auprès d’enseignants des écoles publiques des quartiers centraux. Ces enseignants offrent, à partir d’une perspective interne, une vision alternative des étiquettes attribuées aux écoles où ils enseignent. Leurs perceptions des effets de l’étiquette sur les attitudes et les comportements mettent en relief la nécessité de s’inscrire en faux et de démystifier les étiquettes hégémoniques de la réforme actuelle.