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Keywords:

  • environmental education;
  • Indigenous Peoples;
  • whiteness;
  • colonialism;
  • integrated anti-racism
  • éducation relative à l’environnement;
  • peuples autochtones;
  • blancheur;
  • colonialisme;
  • antiracisme intégré

Numerous research studies have explored how institutions such as schools are produced as white spaces. Whiteness is a socio-spatial process that constitutes particular bodies as possessing the normative, ordinary power to enjoy social privilege. Within the Canadian colonial context, whiteness has been produced historically through the violent confiscation of land and resources from Indigenous Peoples. This violence has been silenced through grand narratives of Canadian “tolerance,” and white-settler fantasies of the Canadian landscape as empty and wild. Many environmental education programs continue to rely upon and reproduce these colonial ideas of race and space. Escaping the classroom, Canadian environmental education programs propose to advance personal and educational decolonization through experiential land-based learning. Integrating the discussions in anti-racist, anti-colonial education with the literature on race and nature, this qualitative article draws from student interviews and artefacts to interrogate how whiteness continues to be normalized within environmental education through various dominant narratives of Canadian nation building, such as: the disaffiliation of whiteness from the violence of colonialism, reifying Canadianness as goodness and innocence; the ongoing erasure of Indigenous Peoples and histories from the land; and the reification of wilderness as an essentialized, empty space. These narratives continue to entitle white people to occupy and claim originary status in Canada, signifying wilderness and the environment as a white space.

La blancheur du vert: La racialisation de l’éducation relative à l’environnement

Un bon nombre de recherches se sont intéressées à la manière dont les institutions telles que les écoles se conçoivent comme des espaces blancs. La notion de blancheur peut être envisagée en tant que processus socio-spatial qui dispose certains corps à détenir le pouvoir normatif et ordinaire et ainsi bénéficier de privilèges sociaux. Dans le contexte colonial canadien, la blancheur est le résultat historique de l’appropriation brutale des terres et des ressources des peuples autochtones. C’est à partir des grands récits sur la « tolérance » canadienne et du fantasme d’un paysage canadien vide et sauvage créé par les colons blancs qu’on a réussi à faire taire ces actes de violence. À ce jour, les programmes d’éducation relative à l’environnement puisent et reproduisent ces types d’idées coloniales sur l’identité raciale et l’espace. Hors des murs de l’école, des programmes d’éducation relative à l’environnement conçus au Canada visent à contribuer à l’avancement de la décolonisation personnelle et éducative par une méthode d’enseignement fondée sur l’expérience du terrain. Se situant au croisement des discours sur l’enseignement antiraciste et anticolonial et de la littérature sur l’identité raciale et la nature, cette étude qualitative cherche à comprendre, à partir d’entretiens menés auprès d’étudiants et par l’analyse d’artefacts, dans quelle mesure la blancheur demeure toujours un des principes à l’origine de l’éducation relative à l’environnement, principes qui repose sur les points forts des plus grands récits de l’édification de la nation canadienne: la dissociation entre la blancheur et la violence du colonialisme; la réification de la canadienneté en termes de «bonté et innocence»; la suppression continue des histoires et des peuples autochtones du territoire; et la réification de la «nature sauvage» en tant qu’espace essentialiste et vide. Ces récits donnent encore aux gens de race blanche tous les droits d’occuper et de revendiquer le statut de peuple fondateur au Canada, marquant la nature sauvage et l’environnement comme un espace blanc.