Changing paradigms in marine and coastal conservation: A case study of clam gardens in the Southern Gulf Islands, Canada

Authors

  • Skye Augustine,

    Corresponding author
    1. Marine Protected Areas Research Group, Department of Geography, University of Victoria
    • Correspondence to/Adresse de correspondance: Skye Augustine, Marine Protected Areas Research Group, Department of Geography, University of Victoria, Victoria, British Columbia V8W 3R4. Email/Courriel: skyea@uvic.ca

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  • Philip Dearden

    1. Marine Protected Areas Research Group, Department of Geography, University of Victoria
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Abstract

Marine conservation is a global challenge and marine protected areas (MPAs) are one means of addressing this challenge. Progress in MPA designation is slow, partially due to objections to MPA establishment by local stakeholders and Indigenous peoples. This article suggests that a values-based paradigm to conservation that emphasizes active management and further engagement of First Nations, as rights-holders, should be given more emphasis. The re-introduction of clam gardens into Gulf Islands National Park Reserve (GINPR) is used as an example of this approach. Clam gardens were constructed by First Nations on the Pacific Coast to augment the productivity of clam growth. Several former clam gardens are within GINPR. The primary mandate of national parks is to protect ecological integrity, potentially forbidding the re-introduction of clam gardens. The literature suggests that there would be minimal ecological impacts at the park level from the re-introduction of clam gardens. There could also be significant advantages both for conservation and First Nations communities. With a greater degree of decision-making input and the opportunity to re-introduce cultural practices, a values-based paradigm may contribute to the acceptability of coastal PAs and promote the expansion of conservation values in the landscape.

Résumé

La conservation des aires marines représente un défi d'envergure mondiale et les aires de protection marine (APM) constituent l'un des moyens de le relever. L'opposition par des parties prenantes locales et des populations autochtones à la mise en place d'APM est un des facteurs qui causent le ralentissement du processus menant à la désignation d'une APM. L'article fait valoir l'idée selon laquelle on devrait accorder plus d'importance à un paradigme conservationniste fondé sur des valeurs qui favorisent la gestion active et un engagement accru des Premières Nations en tant que détenteurs de droits. Le rétablissement des jardins de palourdes dans la Réserve de parc national des Îles-Gulf sert d'illustration à cette approche. Les Premières Nations ont aménagé des jardins de palourdes sur la côte du Pacifique en vue d'augmenter la productivité de leur croissance. Plusieurs anciens jardins de palourdes se retrouvent à l'intérieur des limites de la Réserve. La mission des parcs nationaux étant principalement de protéger l'intégrité écologique, le rétablissement des jardins de palourdes risque d'être interdit. Selon la littérature, les risques écologiques associés au rétablissement des jardins de palourdes seraient minimes dans le parc. Il pourrait en découler des avantages significatifs autant pour la conservation que pour les communautés des Premières Nations. Un paradigme fondé sur des valeurs pourrait favoriser la recevabilité d'APM en milieu côtier et promouvoir l'inscription des valeurs de conservation dans le paysage s'il s'accompagnait d'une plus grande autonomie de décision pour les Premières Nations et s'il offrait la possibilité de rétablir des pratiques culturelles.

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