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Keywords:

  • risk;
  • environmental governance;
  • uranium mining;
  • Indigenous peoples
  • risque;
  • gouvernance environnementale;
  • extraction de l'uranium;
  • populations autochtones

Abstract

While the number of non-regulatory environmental governance arrangements overseeing mining has been growing in Canada, there remains limited research critically examining Aboriginal peoples' experiences in these emerging institutions. This is especially notable with respect to the sharing of techno-scientific information, often used as a means of enabling Aboriginal peoples' participation and engendering their trust. A qualitative case study of the Northern Saskatchewan Environmental Quality Committee oversight of uranium mining, this research explores how techno-scientific information in the form of risk assessments was socially constructed and discursively employed by government and industry, and how Aboriginal participants responded. Findings illustrate that risk assessments were presented in ways that rendered development as controllable and inevitable, which facilitated dominant political economic agendas and capitalist practices. Aboriginal participants, however, introduced alternative interpretations of risk and sought to claim spaces within this governance institution through underscoring absent uncertainties, and asserting knowledges of global technological failures and local conditions that contradicted scientific reassurances. Aboriginal participants also highlighted the social injustices of development processes in Saskatchewan's north, which shaped their interpretations of risk, raising important questions about the value of these alternative governance institutions for Aboriginal peoples and their environments.

Résumé

Bien que le nombre de dispositions de gouvernance environnementale non-réglementaires en matière de surveillance de l'extraction minière ait augmenté au Canada, peu de recherches se sont intéressées de manière critique aux expériences des populations autochtones au sein de ces instances nouvellement établies. Ceci est particulièrement évident en ce qui concerne le partage de renseignements technoscientifiques qui sont couramment utilisés pour créer un cadre propice à la participation des populations autochtones et gagner leur confiance. Une étude de cas qualitative portant sur le Comité de qualité environnementale du nord de la Saskatchewan, qui est chargé de surveiller l'extraction d'uranium, est menée dans le but de montrer en quoi des renseignements technoscientifiques qui renvoient à des évaluations du risque ont été socialement construits et intégrés dans le cadre discursif du gouvernement et de l'industrie. Cette recherche vise également à comprendre les réactions des participants autochtones. Les résultats ont révélé que la présentation de ces évaluations du risque repose sur l'idée que le développement est contrôlable et inévitable, de sorte que les orientations dominantes en matière économique et politique ainsi que les pratiques capitalistes soient maintenues. Des participants autochtones ont proposé néanmoins des interprétations alternatives relatives au risque et ont tenté de revendiquer des espaces au sein même de cette instance de gouvernance en soulignant des incertitudes manquantes dans les évaluations et en faisant état de connaissances concernant les échecs technologiques au niveau mondial et des conditions du milieu local, en porte-à-faux avec les affirmations scientifiques. Des participants autochtones ont aussi mis en évidence les injustices sociales qui découlent des processus de développement en cours dans le nord de la Saskatchewan et sur lesquelles reposent leurs interprétations à l'égard du risque. Ils ont ainsi soulevé des questions importantes quant à la valeur que ces instances de gouvernance alternatives peuvent apporter aux populations autochtones et à leurs milieux de vie.