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Je m'appuie sur l'économie politique féministe pour argumenter qu'il nous faut changer notre approche. Au lieu de nous concentrer sur les structures du travail axées sur la déqualification et le contrôle de la maind'œuvre ou sur les individus et leur apprentissage formel, nous devons nous interroger sur les conditions qui empêchent les individus d'acquérir et d'utiliser les compétences voulues et réfléchir aux différents moyens de tenir compte du facteur temps dans la façon d'évaluer les compétences. Notre article se veut d'abord une intervention théorique dans le débat sur les compétences, mais qui prend racine dans une préoccupation très concrète : les compétences requises dans le domaine des soins de santé.

Using a feminist political economy lens, I argue that there is a need to change how we approach skills in political economy. Instead of focusing solely on labor processes that deskill and limit control (as much of the rich political economy literature does, in this journal and elsewhere), or on individualized formal learning (as much of the management literature does), we need to ask what prevents people from developing and using the skills they need for their work, and how time can be factored into skill assessment. The argument is theoretical, but grows out of a practical concern with skills in health care.