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L'accès aux universités prestigieuses, les mieux classées et dotées de ressources, quoique peu étudié, représente une dimension additionnelle des inégalités en éducation au Canada. La théorie de l'inégalité maintenue efficacement (IME) soutient que les groupes favorisés vont dominer l'accès aux institutions les mieux classées peu importe le palier scolaire. Cet article teste cette hypothèse en utilisant les données uniques de milliers d’élèves du Conseil Scolaire Public de Toronto (TDSB) qui ont été suivis à partir de la neuvième année jusqu’à leur entrée dans un établissement postsecondaire. Ces données ont ensuite été associées aux données de classement des universités, de leur revenu, de leurs dépenses et de leurs fonds de dotation. Une série de modèles statistiques à niveaux multiples indique que l'entrée dans la hiérarchie universitaire ontarienne tend à refléter les inégalités dans l'accès général aux universités. Les femmes, les étudiants d'origine asiatique, et les étudiants issus des quartiers ayant des statuts socio-économiques élevés sont plus susceptibles d'entrer dans les universités les mieux classées et dotées de ressources; tandis que les étudiants qui s'identifient comme Noirs et hommes, sont moins susceptibles d'entrer dans ces institutions. Les avantages du statut socio-économique élevé et de l'origine asiatique sont seulement partiellement expliqués par les variables académiques comme variables médiatrices. Ceci suggère que le statut culturel joue un rôle dans l’élaboration du choix universitaire, alors que le sexe ainsi que les autres inégalités raciales sont dus en grande partie aux processus du parcours académique.

Access to highly ranked, prestigious, and well-resourced universities represents an additional yet understudied dimension of educational inequality in Canada. The theory of effectively maintained inequality contends that advantaged groups will dominate access to the best-positioned institutions within any credential tier. This paper tests this hypothesis using unique data on thousands of Toronto District School Board students that were tracked from Grade 9 to their entry in Ontario postsecondary institutions, and then linked to data on university rankings, incomes, expenditures, and endowments. A series of multilevel models shows that entry into Ontario's university hierarchy tends to mirror inequalities in general access to universities. Female, Asian-origin, and students from higher socioeconomic neighborhoods are more likely to enter higher ranked and better resourced institutions, while students who self-identify as black and male are less likely to enter such institutions. High socioeconomic status and Asian-origin advantages are mediated only partly by academic variables, suggesting that status cultures play a role in shaping their university choices, while gender and other racial inequalities emerge largely through academic processes.