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We examined whether highway traffic volume changed the rates of movement (habitat permeability) for ten mammalian species in the central Canadian Rocky Mountains. Winter track count data were collected on four highways of varying traffic volume: the Trans-Canada Highway (TCH) (14,000 annual average daily traffic [AADT]) and 1A Highway (3,000 AADT) in Banff National Park and the Highway 40 (5,000 AADT) and Smith Dorrien Trail in Kananaskis Country (2,000 AADT). Permeability represented the ratio of road crossing tracks/km to tracks/km on transects adjacent to roads. We compared permeability at the community level and for carnivore and ungulate guilds, using a Kruskal–Wallis H-test. Traffic volume significantly reduced habitat permeability for the community ( P < 0.05). Pair-wise Kruskal–Wallis tests showed that habitat permeability was significantly reduced for carnivores at high traffic volume ( P = 0.008) and for ungulates at very high traffic volume ( P < 0.043). Cross-referencing with winter traffic counts, we found movement was impaired for carnivores when traffic ranged from 300 to 500 vehicles per day (VPD) and for ungulates between 500 and 5,000 VPD. Our results indicated that the TCH requires mitigation to restore habitat permeability for all species and yielded strong evidence that the Highway 40 is a priority for mitigation.

Le volume de trafic et la perméabilité des routes face à une communauté de mammifères dans les montagnes Rocheuses canadiennes

Nous avons examiné si le volume de trafic routier modifiait les taux de mouvement (la perméabilité de l’ habitat) d’ une population de dix mammifères de la zone centrale des montagnes Rocheuses canadiennes. Les données ont été recueillies sur le nombre de pistes relevées en hiver sur 4 routes recensées dont l’ importance du volume de trafic variait: l’ autoroute Transcanadienne (14 000 DJMA*), la route 1A (3 000 DJMA) qui traverse le parc national de Banff, la route 40 (5 000 DJMA) et la Smith Dorrien Trail (2 000 DJMA) du secteur de Kananaskis. La perméabilitééquivaut au ratio entre les pistes traversant la route par km et les pistes par km sur les transects adjacents aux routes. Nous avons comparé la perméabilitéà l’échelle des communautés et selon les

groupes çarnivores et ongulés à l’ aide du test H de Kruskal-Wallis. Le volume de trafic a significativement réduit la perméabilité de l’ habitat de la communauté(P < 0,05). Les tests de Kruskal-Wallis par paire ont montré que la perméabilité de l’ habitat a été significativement réduite pour les carnivores dans les milieux caractérisés par un volume de trafic élevé(P = 0,008) et pour les ongulés dans ceux ayant un volume de trafic très élevé(P < 0,043). En croisant ces résultats avec les données sur le nombre de pistes relevées en hiver, nous avons été en mesure de constater que le mouvement des carnivores est entravé quand le trafic s’établit entre 300 et 500 véhicules par jour et entre 500 et 5000 véhicules par jour pour les ongulés.

Nos résultats indiquent que la Transcanadienne nécessite des mesures d’ atténuation afin de restaurer la perméabilité de l’ habitat pour l’ ensemble des espèces, et qu’ il est justifié, dans le cas de la route 40, de mettre en place des mesures d’ atténuation.