Vulnerability to climate change hazards and risks: crop and flood insurance

Authors


Abstract

This paper reviews the widely used concepts of risk and vulnerability as they relate to climate and weather hazards, re-conceptualizes these terms in the context of climate change and illustrates this development using crop and flood insurance as examples. Government subsidization of insurance against risks associated with adverse climatic conditions and weather events, such as flood damage and crop loss, may lead to individual decisions that actually increase the susceptibility of people, property and economic activities to those risks. The processes that give rise to this phenomenon are important in understanding the vulnerability of human populations to climate change. In many regions, existing conditions that give rise to flooding or crop failure are likely to be exacerbated by climate change over coming decades. In the climate change field, vulnerability has been conceptualised as a function of exposure to risk and as an ability to adapt to the effects. In this context, crop and flood insurance are possible adaptive measures. This treatment of vulnerability compares with similar concepts in insurance and risk management whereby events that cause loss are known as perils, and physical conditions, such as climate change, that increase the likelihood of a peril occurring, are known as physical hazards. Human behaviour that increases the exposure of individuals to potential perils is known as morale hazard or moral hazard, depending on the intentions of the person. Vulnerability consequently becomes a function of hazard and responses taken to reduce risk. Examples of crop and flood insurance programs from Canada, New Zealand and the U.S. are used to show how subsidized insurance might create a morale hazard in addition to physical hazards such as short-term weather events and long-term climate change, resulting in a higher level of vulnerability than would otherwise exist. These findings demonstrate that human behaviour affects the formation of both exposure and adaptive capacity in the context of vulnerability to climate change. Responses taken to increase adaptive capacity may in some cases be offset by individual behaviour that increases exposure.

Abstract

Cet article fait la critique des concepts très répandus du risque et de la vulnérabilité dans la mesure où ils s'appliquent aux risques météorologiques et propose une reconceptualisation de l'utilisation de ces termes dans le contexte du changement climatique. Les exemples de l'assurance récolte et inondation permettent de retracer cette évolution. La participation gouvernementale aux primes d'assurance contre les risques liés aux conditions climatiques et phénomènes météorologiques défavorables, tels que les dommages causés par les inondations et la perte des récoltes, peuvent mener à des décisions individuelles qui accroissent en effet la sensibilité des individus, des biens immobiliers et des activités économiques face à ces risques. Les processus à l'origine de ce phénomène permettent de comprendre la vulnérabilité des populations humaines exposées au changement climatique. Dans plusieurs régions, les conditions actuelles qui produisent des inondations ou la perte des récoltes seront probablement rendues plus aiguës par le changement climatique au cours des prochaines décennies selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Dans le domaine du changement climatique, la vulnérabilité a été conceptualisée en fonction de l'exposition au risque et la capacité d'adaptation aux effets des changements. L'assurance récolte et inondation, dans ce contexte, peuvent être considérées comme des mesures d'adaptation potentielles. Ce traitement de la vulnérabilité se rapproche des concepts analogues issus des domaines de l'assurance et de la gestion du risque. Ces domaines appellent risques les phénomènes qui causent des pertes, et appellent risques objectifs (ou matérialité des risques) les conditions physiques, telles que le changement climatique, qui peuvent accroître la probabilité qu'un risque se produise. Les comportements humains qui augmentent l'exposition des individus à des risques possibles sont définis comme un risque moral ou un risque subjectif, variant selon les intentions de l'individu. La vulnérabilité devient alors une fonction du risque et des mesures prises pour réduire le risque. Des programmes en matière d'assurance récolte et inondation au Canada, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis servent d'exemples pour démontrer comment l'assurance subventionnée peut causer un risque moral en outre des risques objectifs tels que les phénomènes météorologiques à court terme et le changement climatique à plus long-terme. Il en résulte un accroissement du degré de la vulnérabilité qu'il en serait autrement. Ces constats mettent en évidence les conséquences des comportements humains sur la formation de la capacité d'exposition et d'adaptation et ce, dans une situation de vulnérabilité au changement climatique. Les réactions qui augmentent la capacité d'adaptation peuvent, dans certains cas, être contrebalancées par des comportements individuels qui augmentent l'exposition.

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