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What margins of maneuverability do urban-based progressive movements have for affecting policy outcomes in entrepreneurial and neoliberal political systems? This article provides a partial answer to this question by examining how relations developed and stabilized between actors in the different sectors (community based organizations, labor, university) of Los Angeles’ progressive community. Such relations are a necessary but not sufficient condition for affecting policy outcomes. I argue that these relations have resulted from a 20-year process of interactions between the more innovative agents of each of the sectors. Through their repeated experimentation in building frameworks to coordinate their partnerships, I argue that a variety of complex mechanisms have taken shape that nourish relations and coordinate complex forms of collective action. Functioning as ‘relational platforms’, these coordinating mechanisms have combined to form an emergent ‘organizational infrastructure’ that facilitates both ongoing relational processes and the mobilization of collective resources in politically effective ways. Thus, by examining the organizational infrastructure that makes such a broad based ‘movement’ possible and sustainable, the article offers the reader one insight into how urban progressives have been able to build the power necessary to affect policies in one of the world's most entrepreneurial and neoliberal cities.

Quelles marges de manoeuvre les nouveaux mouvements urbains ont-ils pour infléchir les résultats des politiques publiques dans les systèmes néo-libéraux de type entrepreneurial? Cet article présente une réponse partielle en examinant comment se sont tissées et stabilisées les relations entre les acteurs des différents secteurs (organismes à l'échelon communautaire, main-d’œuvre, université) de la communauté progressiste de Los Angeles. Ces relations sont une condition nécessaire, quoique insuffisante, à une influence sur les résultats politiques. Elles sont le produit de vingt ans d'interactions entre les agents les plus créatifs de chacun des secteurs. Malgré leurs expériences répétées visant à construire des cadres pour coordonner leurs partenariats, un éventail de mécanismes subtils s'est constitué, nourrissant les liens et coordonnant des formes complexes d'action collective. Opérant comme des ‘plates-formes relationnelles’, ces mécanismes de coordination se sont combinés pour faire naître une ‘infrastructure organisationnelle’, laquelle facilite autant les processus relationnels existants que la mobilisation de ressources collectives selon des modalités politiques efficaces. C'est cette infrastructure qui permet un ‘mouvement’ aussi vaste et durable. Par son analyse, l'article offre au lecteur une vision de la manière dont les progressistes urbains ont été capables de générer la force nécessaire pour influer sur les politiques publiques dans l'une des villes néo-libérales les plus entrepreneuriales au monde.