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This article focuses on the waste collection strategies of the municipal government in Cape Town, South Africa, using the case as a point of entry to a wider critique of global neoliberalism and the privatization of municipal services. The analysis of the case sheds light on the links between the cost recovery agenda of the neoliberal state and the casualization of labor. To minimize costs, local governments, like private sector firms, rely on and have enhanced the casualization of labor. This strategy further blurs the conceptual distinction between the public and private sectors, in that the local governments treat citizens as, instead, customers with stratified entitlements to basic services. Stressing the continuities of apartheid under the neoliberal policies, the article identifies specific ways in which the neoliberal government in its post-apartheid moment uses gender ideologies and the rhetoric of voluntarism and empowerment to justify its use of residents' underpaid and precarious labor for municipal services in poor black townships.

Cet article aborde les stratégies de ramassage des ordures établies par la municipalité de Cape Town (Afrique du Sud) et utilise ce cas comme point de départ d'une critique plus large sur le néolibéralisme ambiant et la privatisation des services municipaux. L'analyse révèle les liens entre le programme de recouvrement des coûts de l'État néolibéral et la précarisation de la main-d'œuvre. En effet, pour minimiser les coûts, les gouvernements locaux, à l'instar des entreprises privées, s'appuient sur une précarisation (qu'ils accroissent) de l'emploi. Cette stratégie atténue encore la distinction conceptuelle entre secteurs public et privé, les gouvernements locaux traitant les habitants plutôt comme des clients ayant droit, selon leur strate d'appartenance, à tel ou tel service de base. Soulignant les prolongements de l'apartheid sous une politique néolibérale, l'article identifie les modalités spécifiques grâce auxquelles le gouvernement néolibéral de post-apartheid recourt aux idéologies sexistes et au discours sur le bénévolat et l'habilitation pour justifier son utilisation d'une main-d'œuvre précaire et mal rémunérée parmi les habitants, pour les services municipaux dans les quartiers noirs pauvres.