The impact of large herbivores on the Seronera woodlands, Serengeti National Park, Tanzania

Authors


Abstract

Summary

The impact of large herbivores on the structure and composition of the woodlands in the Seronera Valley, Serengeti National Park, Tanzania, was reassessed in 1982 by updating an earlier survey by Croze (1974). Species composition, stand structure and the type and extent of browse damage were recorded in 22 open woodland stands dominated by Acacia tortilis, in association with Commiphora trothae, A. clavigera, A. senegal, or Albizia harveyi, and in eight riverine forest stands dominated by A. xanthophloea. Tree density ranged from 32 ± 2 to 363 ± 25 trees ha-1, and from 17±1 to 118 ± 7 trees ha-1 among open woodland stands and riverine forest stands, respectively. Interstand differences in the frequency of damaged trees were a function of both species composition and population structure, but were independent of stand density. The relative frequency of occurrence correlated closely with the relative frequency of damage for each species, and a χ2 distribution showed that only A. senegal was significantly preferred, while only C. trothae and A. clavigera were significantly avoided.

The destruction of mature trees by elephants, and the intense browsing pressure on recruitment-sized trees by giraffes have significantly decreased the proportion of mature trees in the Seronera Valley over the past two decades. During the 10-year period prior to 1982, the frequency of matureA. tortilis and A. senegal trees greater than 5 m in height decreased by 70% and 89%, respectively, with an average annual mortality rate of 5% for mature A. tortilis trees. A comparison with Herlocker (1973) suggests that the density of A. tortilisin the valley in 1982 was approximately 41 % less than that of similar communities in the region 10 years earlier. The density of A. xanthophloea in the Valley, and the frequency of large A. xanthophloea trees along the Seronera River deciined by approximately 30% over this same period.

Elephants within the Serengeti National Park have been poached to their lowest numbers in thirty years. Although the rate and direction of future woodland change in the Seronera Valley will be affected by unpredictable, recurrent elephant use, the frequency and intensity of fire, and the browsing pressure of giraffes are likely to be the most important factors. Accurate assessment of the impacts of these, and other factors on woodland regeneration has been hindered by the lack of comparable data describing these woodland communities. We believe that this data set used in conjunction with diligent monitoring of existing fire-management programmes will be essential to the understanding of long-term changes in vegetation structure in this ecosystem.

Résumé

On a réévalué en 1982 l'impact de grands herbivores sur la structure et la composition des forêts dans la vallée de Seronera au parc national de Serengeti, en Tanzanie, en reprenant une étude antérieure faite par Croze (1974). La composition en espèces, la structure générale, le type et l'étendue des domrnages ont été relevés en 22 plots de forêt ouverte dominés par Acacia tortilis, en association avec Commiphora trothae, A. clavigera, A. senegal ou Albizia harveyi, et en 8 plots de galeries forestières dominés par A. xanthophloea. La densité des arbres allait de 32 ± 2 à 363 ± 25 arbres/ha et de 17 ± 1 à 118 ± 7 arbres/ha en forêt ouverte et en galerie forestière respectivement. Les différences d'un plot à l'autre dans la fréquence des arbres abîmés étaient fonction et de la composition des espèces et de la structure de population mais indépendantes de la densité du plot. La fréquence relative des espèces était étroitement liée à la fréquence relative des dommages pour chacune et une distribution de χ2 montrait qu'il n'y avait que A. senegal qui était significativement préféré tandis que C. trothae et A. clavigera seuls étaient significativement évités.

La destruction d'arbres adultes par des éléphants et la pression intense du broutage par des girafes d'arbres de taille à se reproduire ont réduit significativement la proportion d'arbres matures de la vallée de Seronera au cours des deux dernières déennies. Pendant les dix ans avant 1982, la fréquence d'A. tortilis et d'A. senegal matures, de plus de 5 m de haut, a diminué de 70% et de 89% respectivement avec un taux moyen de mortalité annuelle de 5% pour les A. tortilis matures. Une comparaison avec Herlocker (1973) suggère que la densité de A. tortilis dans la vallée en 1982 était à peu près de 41 % inférieure à celle de semblables communautés dans la région, 10 ans plus tôt. La densité de A. xanthophloea dans la vallée et la frequence de grands A. xanthophloea le long de la rivière Seronera ont baissé d'environ 30% sur la même période.

En 30 ans, les éléphants du parc national de Serengeti ont été réduits à leurs effectifs les plus bas par le braconnage. Bien que le rythme et la direction de futurs changements des forêts puissent être affectés par une improbable utilisation réurrente par les éléphants, la fréquence et l'intensité des feux et la pression du broutage par les girafes sont sans doute les facteurs les plus importants. Une évaluation actuelle de ces impacts et d'autres facteurs sur la régénération forestière a été jusqu'à présent centrariée par le manque de données antérieures sur ces communautés forestières. Nous croyons que cette série de données, utilisée de concert avec une surveillance attentive du programme de gestion des feux, sera essentielle pour comprendre les changements à long terme de la structure de la végétation dans cet écosystéme.

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