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Keywords:

  • African elephant;
  • Kenya;
  • movements;
  • radiotelemetry

Summary

Movements of the elephant population of Samburu and Laikipia Districts in northern Kenya were studied between 1990 and 1992. This population consists of about 3000 animals, and is the largest existing in Kenya primarily outside protected areas. Radio-tracking of a sample of twenty females indicated that a portion of the population, estimated at 800 individuals, moved a distance of up to 140 km north from the cattle ranches of Laikipia to the drier pastoralist areas of Samburu twice a year, during the two rainy seasons. Six elephants from this sub-population were monitored. Their movements gave the appearance of a regular migration between small dry season ranges and larger wet season ranges. Northward movements were associated with rainfall in the Samburu range land, and the return to the south was related to the drying up of temporary water sources. Until the 1970s the majority of elephants in the area were resident in Samburu. It is suggested that the main reasons for the development of long distance movements were the change in the dominant vegetation in Laikipia from grassland to bushland and an increase in the number of permanent water sources, together with an upsurge in poaching in Samburu in the 1970s. The reason for the continuation of these movements, despite the recent decrease in poaching, may be competition for water with the increased human population in Samburu. In contrast to Samburu, the Laikipia ranch lands have abundant permanent water, and little human disturbance.

Résumé

Entre 1990 et 1992, on a étudié les mouvements de la population d'eléphants des districts de Samburu et de Laikipia, dans le nord du Kénya. Cette population comprend environ 3000 animaux, et c'est la plus grande qui vive au Kenya en dehors des aires protégées. Le radio-tracking d'un échantillon de vingt femelles a révéle qu'une partie de la population estimée à 1200 individus couvrait deux fois par an la distance pouvant atteindre 140 kilomètres qui sépare les ranches d'élevage de Laikipia des zones de pâturage plus arides de Samburu, et ce pendant les deux saisons des pluies. On a surveillè six éléphants de cette sous-population. Leurs mouvements avaient l'apparence d'une migration réguliére entre des petits territoires de saison sèche et de plus grands territoires de saison des pluies. Les déplacements vers le nord étaient liés aux chutes de pluies dans la région de Samburu, et les retours vers le sud correspondaient à l'assèchement des points d'eau temporaires. Jusqu'aux années '70, la majorité des éléphants de la région restaient à Samburu. On suggère que les causes principales de l'apparition de longs déplacements furent l'évolution de la végétation dominante à Laikipia, de la savane herbeuse vers las savane arbustive et une augmentation du nombre de points d'eau permanents, auxquelles s'ajouta, au cours des années '70, un regain de braconnage. La raison de la persistance de ces déplacements malgré la récente diminution du braconnage peut résider dans la compétition pour l'eau qui, à Samburu, les oppose à une population humaine accrue. Contrairement à Samburu, les ranches de Laikipia disposent en permanence d'une eau abondante et sont peu dérangés par les populations humaines.