Seasonality in elephant dung decay and implications for censusing and population monitoring in south-western Cameroon



Dung decay rates have been used in the past to correct elephant dung counts to estimates of population numbers. These assume that the dung is in a ‘steady state’ where production rates are equal to disappearance rates. The inter-seasonal variation in decay rates, however, has never been fully investigated for elephant dung. This study, in the Banyang-Mbo Wildlife Sanctuary in SW Cameroon, investigated whether a single dung decay rate is really appropriate when converting dung counts to population density estimates. A total of 870 fresh elephant dung-piles were monitored until they had completely decayed, with at least 60 fresh dung piles located each month of the year between July 1994 to June 1995. The elephant dung decay rate obtained was 55.6% to 66.7% lower than those obtained for the rainforests of Gabon. This has implications for using decay rates obtained elsewhere to compute elephant densities from dung counts. Statistically significant differences were found in the mean duration of dung-piles between different months and different seasons. Environmental variables, with the exception of rainfall, did not aid in predicting the duration of elephant dung-piles. The model of Plumptre & Harris was used to estimate the standing crop of dung at any particular time of the year. The results show that, if there was no emigration of elephants from the population, then there was only a three-month period when the dung was in a ‘steady state’. If emigration occurred during the wet season as is thought to occur then there was no period of ‘steady state’.


On a utilisé dans le passé la vitesse de décomposition des excréments pour corriger les comptages d'excréments d'éléphants qui servent pour estimer les populations. Ces estimations considèrent que les excréments sont en “production continue” et que les taux de production sont égaux aux taux de disparition. On n'a cependant jamais étudiéà fond la variation inter-saisonnière du taux de décomposition des crottes d'éléphants. Cette étude, réalisée au Sanctuaire pour la Faune de Banyang-Mbo, au sud-ouest du Cameroun, a cherché si l'usage d'un seul taux de décomposition est vraiment correct pour traduire les comptages des excréments en estimations de densité de population. On a surveillé un total de 870 crottes d'éléphants fraı^ches jusqu'à ce qu'elles soient complètement décomposées, avec au moins 60 crottes fraı^ches localisées chaque mois entre juillet 1994 et juin 1995. Le taux de décomposition des crottes d'éléphants obtenu était de 55,6%à 66,7% inférieur à celui obtenu dans la forêt tropicale humide du Gabon. Ceci a des implications dans l'utilisation du taux de décomposition observé ailleurs pour évaluer les densités d'éléphants à partir du comptage des excréments. On a trouvé des différences statistiquement significatives dans la durée moyenne des tas d'excréments selon les mois et les saisons. Les variables environnementales, à l'exception des chutes de pluie, ne peuvent pas aider à prédire la durée des tas de crottes d'éléphants. Le modèle de Plumptre § a servi à estimer les excréments existants à tout moment de l'année. Les résultats montrent que, s'il n'y a pas d'émigration d'éléphants de la population, il n'y a qu'une période de trois mois où les excréments sont en “production continue”. S'il y a des émigrations pendant la saison des pluies, comme on pense qu'il y en a, alors il n'y a aucune période de “production continue”.