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Keywords:

  • grazing;
  • key resources;
  • large herbivores;
  • roan antelope

Abstract

The use of landscape zones and grass species by roan antelope, a species threatened with local extirpation within South Africa's Kruger National Park, were investigated. Plant-based observations of grazing were made within a 300 ha enclosure in the roan range, where 40 roan antelope were confined at high density in the absence of other grazers. The study spanned the dry seasons of two years, one with average rainfall and one with low rainfall. We recorded changes in the extent of grazing of different grass species, height differences between grazed and ungrazed tillers and intensity of cropping per tuft. In the average year, the grazing pressure in the bottomland grassland was twice that in the upland savanna, with two tall grass species bearing the brunt of the grazing through the dry season. Two highly palatable upland grasses were also extensively grazed by the mid dry season. In the dry year, the extent of grazing in the upland exceeded that in the bottomland, and several upland grass species little used the previous year became heavily grazed. Roan antelope appeared to be separated ecologically from more common grazers by their selective use of tall grasses growing in the drainage line grassland during the critical dry season months. However, their grazing expansion into the upland savanna during the dry year potentially brought them into competition with these grazers. Nevertheless, their population performance did not suffer despite the high-density conditions. Heightened predation pressure following an influx of these grazers, rather than resource limitation, appeared to be primarily responsible for the drastic decline of this species in the park.

Résumé

Nous avons étudié l'utilisation des zones du paysage et des espèces herbeuses par les antilopes rouannes, une espèce menacée d'extinction locale dans le Parc National Kruger, en Afrique du Sud. Les observations de la consommation des plantes ont été faites dans un enclos de 300 ha au sein de l'aire de répartition des rouannes, où 40 antilopes étaient confinées en forte densité en l'absence de tout autre herbivore. L’étude s‘est poursuivie sur deux saisons sèches, en deux ans, une avec des chutes de pluies moyennes et l'autre avec de faibles chutes de pluies. Nous avons enregistré les changements de l'importance de la consommation de différentes espèces d'herbes, des différences de hauteur entre les aires broutées et nonbroutées, et l'intensité des prélèvements par touffe. L'année moyenne, la pression du broutage sur les pâturages de fond était le double de celle sur la savane plus haut, et deux espèces d'herbes plus élevées surtout portaient le poids du broutage pendant la saison sèche. Deux herbes très appréciées des zones plus élevées étaient aussi très consommées au milieu de la saison sèche. Pendant l'année sèche, l’étendue du broutage en zone élevée a dépassé celui en zone basse, et plusieurs espèces d'herbes des zones plus élevées qui avaient été peu consommées l'année précédente l'ont été beaucoup plus. Les antilopes rouannes semblent être écologiquement séparées des brouteurs plus communs dans la mesure où elles prélèvent de façon sélective les hautes herbes qui poussent dans la ligne de drainage au cours des mois critiques de saison sèche. Cependant, l'extension de leur aire de nourrissage vers la savane plus élevée pendant l'année plus sèche les a peut-être mises en compétition avec ces autres brouteurs. Cependant, leur population n'a pas souffert malgré les conditions de forte densité. Une pression croissante de la prédation suivant l'arrivée de ces brouteurs, plus que la limitation des ressources, semble être responsable du déclin dramatique de cette espèce dans le parc.