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Keywords:

  • aquaculture;
  • fisheries;
  • lake Victoria;
  • Nile perch

Abstract

Inland fishery ecosystems in Africa are characterized by patterns of overexploitation, environmental degradation and exotic species introductions. Ecological complexity and diversity of aquatic habitats dictate that fishes in general are not evenly distributed in a water body. However, fisheries management regimes tend to ignore this basic principle, assume generalized conditions in a water body, and focus more on ‘desired’ objectives such as maximizing catch. The result is to disregard fish habitat boundaries and anthropogenic influences from the catchment that influence fish production. Overexploitation and environmental degradation disrupt sustainable socioeconomic benefits from the fisheries, create uncertainty among investors, but leave some managers calling for more information with the expectation that the fisheries will recover with time. Open access to the fisheries and full control of fishing effort remain challenges for managers. Exotic species introductions and fish farming can increase production, but such interventions require firm commitment to sound ecological principles and strict enforcement of recommended conservation and co-management measures in capture fisheries. The general tendency to downplay fishing effort issues, other ecosystem values and functions or rely on temperate fisheries models until a new cycle of overexploitation emerges, characterizes many management patterns in inland fisheries. Aquaculture is not an option to challenges in capture fisheries management. Aquaculture should be developed to increase fish production but even this practice may have negative environmental impacts depending on practice and scale. Decades of information on Lake Victoria fisheries trends and aquaculture development did not stop the collapse of native fisheries. The successfully introduced Nile perch (Lates niloticus) has shown signs of overexploitation and aquaculture has again been considered as the option. By reviewing significant trends associated with Nile perch and its feasibility in aquaculture this paper uses Lake Victoria to illustrate ‘special interest management’ targeting selected species of fish rather than the fisheries.

Résumé

Les écosystèmes africains où se pratique la pêche intérieure se caractérisent par des schémas de surexploitation, de dégradation environnementale et d'introductions d'espèces exotiques. La complexité et la diversité des habitats aquatiques impliquent que les poissons ne sont, en général, pas distribués de façon uniforme dans une entité aquatique. Pourtant, les divers régimes de gestion des pêcheries tendent à ignorer ce principe élémentaire, présument de conditions uniformes dans une entité aquatique et visent plus les objectifs « souhaités », comme des prises maximales. Le résultat, c'est que l'on ne tient pas compte des limites de l'habitat des poissons et des impacts anthropiques du bassin versant qui influencent la production de poisson. La surexploitation et la dégradation de l'environnement compromettent les bénéfices socio-économiques durables de la pêche, engendrent l'incertitude parmi les investisseurs et font que certains gestionnaires sollicitent plus d'informations dans l'attente que la pêche se redresse avec le temps. L'accès libre à la pêche et le contrôle total des efforts de pêche restent de vrais défis pour les gestionnaires. Les introductions d'espèces exotiques et les fermes piscicoles peuvent augmenter la production, mais ces interventions exigent un engagement solide vis-à-vis des principes écologiques responsables et l'application stricte des mesures de conservation et de co-gestion recommandées pour la pêche. La tendance générale à minimiser les problèmes des efforts de pêche et les autres valeurs et fonctions de l’écosystème, ou à se baser sur des modèles de pêche tempérés jusqu’à ce qu'un nouveau cycle de surexploitation émerge, caractérise de nombreux schémas de gestion de pêche intérieure. L'aquaculture n'est pas une option pour les défis auxquels fait face la gestion de la pêche. L'aquaculture devrait être développée pour augmenter la production de poisson, mais même cette pratique peut avoir des impacts environnementaux négatifs dus à l’échelle et à la façon dont on la pratique. Des décennies d'informations sur les tendances de la pêche et le développement de l'aquaculture dans le lac Victoria n'ont pas empêché l'effondrement de la pêche originale. La perche du Nil (Lates niloticus), introduite avec succès montre des signes de surexploitation et l'aquaculture a de nouveau été envisagée. En passant en revue les tendances significatives liées à la perche du Nil et la faisabilité de son aquaculture, cet article se sert du lac Victoria pour illustrer la « gestion d'intérêt spécial » qui vise des espèces de poissons sélectionnées plutôt que la pêche.