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Keywords:

  • Crocuta crocuta;
  • garbage;
  • human disturbance;
  • human-carnivore conflict;
  • Masai Mara;
  • movements

Abstract

Although the use of anthropogenic food sources by carnivores is well documented, few studies have investigated the potential for these sites to influence the movements of livestock predators. We capitalized on a natural experiment in which a refuse pit, utilized by a group of intensively monitored spotted hyenas (Crocuta crocuta) in the Masai Mara National Reserve, Kenya, was closed midway through monitoring efforts. We compared hyena space use patterns before and after closure, while controlling for other variables, to investigate the influence of the pit on home range size, core area size and location, and the proximity of hyenas to dens and the refuse pit itself. We also investigated the influence of prey abundance and the social ranks of individual hyenas on variation in frequency of pit utilization. We found home range size to increase and core area size to decrease following pit closure. Space use was clearly influenced by the pit, as the group core area included the refuse site only while it was in operation, and hyenas were found closer to the pit before than after its closure. The most common rank group observed feeding at the pit were low-ranking females, and regular pit users were more likely to be found near the pit during times of relative prey scarcity. We discuss the potential of human refuse at pastoral villages to increase livestock losses to hyenas.

Résumé

Bien que la consommation de produits alimentaires d’origine humaine par les carnivores soit bien documentée, peu d’études se sont intéressées à la possibilité qu’ont les sites d’origine d’influencer les déplacements des prédateurs du bétail. Nous avons tiré parti d’une expérience naturelle où un trou à ordures utilisé par un groupe d’hyènes tachetées (Crocuta crocuta) suivi de près dans la Réserve Nationale de Masai Mara, au Kenya, fut fermé au beau milieu de nos efforts de monitoring. Nous avons comparé les schémas d’utilisation de l’espace par les hyènes avant et après la fermeture, tout en comparant d’autres variables, pour connaître l’influence du trou sur la taille du domaine vital, la taille et l’emplacement de sa zone centrale et la proximité des hyènes avec les terriers et avec le trou lui-même. Nous avons aussi étudié l’influence de l’abondance des proies et du rang social des hyènes sur les variations de fréquence d’utilisation du trou. Nous avons découvert que la taille du domaine vital augmentait et celle de la zone centrale diminuait suite à la fermeture du trou. L’utilisation de l’espace était clairement influencée par le trou étant donné que la zone centrale du groupe n’a inclus le trou à ordures que tant qu’il a été ouvert et que les hyènes se trouvaient plus près du trou avant sa fermeture qu’après. La partie du groupe que l’on observait le plus souvent en train de se nourrir dans le trou était composé des femelles de rang inférieur, et les utilisateurs réguliers étaient plus susceptibles de se trouver près du trou lors de périodes où les proies étaient relativement rares. Nous discutons du fait qu’il est possible que les déchets des gens dans les villages pastoraux augmentent les pertes de bétail causées par les hyènes.