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Keywords:

  • community-based conservation;
  • early age reproduction;
  • elephants;
  • ivory trade/ban;
  • poaching;
  • social dynamics

Abstract

A 10-year study revealed that after severe poaching (>93% killed) of elephants (Loxodonta africana) in Zambia’s North Luangwa National Park (NLNP) during the 1970s and 1980s, the age of reproduction in females was greatly reduced. Fifty-eight per cent of births were delivered by females aged 8.5–14 years, an age at which elephants were reported to be sexually immature in nearby South Luangwa National Park (SLNP) before poaching. The mean age of females at first birth (AFB) (1993, 1994) was 11.3 years. Prior to poaching, the mean age AFB in SLNP was 16 years. The NLNP age structure and sex ratio were skewed, mean family unit size was reduced, and 37% of family units contained no females older than 15 years. Twenty-eight per cent of family units were comprised entirely of a single mother and her calf, and 8% of units consisted only of orphans who would have been considered sexually immature prior to poaching. Only 6% of survivors were older than 20 years, the age at which females in little-poached populations generally become most reproductively active. After a community-based conservation programme and the UN-CITES ban on the ivory trade were introduced, no elephants were recorded killed. In spite of a high reproductive rate, 6 years after poaching decreased, the density of the NLNP population had not increased, supporting predictions that the removal of older matriarchs from family units will have serious consequences on the recovery of this species.

Résumé

Une étude qui a duré dix ans a révélé qu’après un braconnage très grave (>93% tués) des éléphants (Loxodonta africana) dans le Parc National de Luangwa Nord (NLNP), en Zambie au cours des années 1970 et 1980, l’âge de la reproduction chez les femelles a fort baissé. Cinquante-huit pour cent des naissances se sont passées chez des femelles qui avaient entre 8,5 et 14 ans, un âge auquel les éléphants étaient dits être encore sexuellement immatures dans le Parc National de Luangwa Sud (SLNP), tout proche, avant le braconnage. L’âge moyen des femelles à la première mise-bas (AFB –at first birth) (1993, 1994) était de 11,3 ans. Avant le braconnage, l’âge moyen à la première mise-bas était de 16 ans au SLNP. Au NLNP, la structure d’âge et le sex-ratio ont été faussés, la taille moyenne de l’unité familiale a été réduite, et 37% des familles ne contiennent aucune femelle de plus de 15 ans. Vingt-huit pour cent des unités familiales n’étaient composées que d’une mère seule et de son jeune, et huit pour cent n’étaient composées que d’orphelins qui devaient être considérés comme sexuellement immatures avant le braconnage. Seuls six pour cent des survivants avaient plus de 20 ans, l’âge auquel les femelles de populations peu braconnées deviennent généralement les plus actives en matière de reproduction. Après l’introduction d’un programme de conservation communautaire et l’interdiction, par la CITES-UN, du commerce de l’ivoire, on n’a plus enregistré aucun massacre d’éléphant. Malgré un taux élevé de reproduction, la densité de population du NLNP n’a pas augmenté, ce qui conforte les prédictions que l’enlèvement des plus vieilles matriarches des unités familiales aura de sérieuses conséquences sur la restauration de cette espèce.