Postdispersal seed predation and seed viability in forest soils: implications for the regeneration of tree species in Ethiopian church forests

Authors


E-mail: alewas2008@yahoo.com

Abstract

Almost all dry Afromontane forests of Northern Ethiopia have been converted to agricultural, grazing or scrub lands except for small fragments left around churches (‘Church forests’). Species regeneration in these forests is limited. We investigated (i) how intense postdispersal seed predation was in church forest, and if this seed predation varied with species and/or habitat, and (ii) for how long tree seeds maintained their viability while buried in forest soil. In the seed predation experiment, we monitored seeds of six tree species in four habitats for a period of 14 weeks (the peak seeding season). In the seed viability experiment, we assessed seed viability of five species in four habitats after being buried 6, 12, or 18 months. Ninety-two percent of the tree seeds were predated within 3.5 months. Predation was mainly dependent on species whereas habitat had a weaker effect. Seed viability decreased sharply with burial time in soil for all species except for Juniperus. To minimize seed availability limitation for regeneration of such species in the forest, the standing vegetation needs to be persistently managed and conserved for a continuous seed rain supply. Additional seed sowing, and seed and seedling protection (by e.g. animal exclosures) may increase successful regeneration of important species in these forests.

Résumé

Presque toutes les forêts afromontagnardes sèches du nord de l’Ethiopie ont été converties en terres agricoles, pâturages ou broussailles, à l’exception de petits fragments laissés autour des églises (« Forêts d’églises »). La régénération des espèces dans ces fragments reste limitée. Nous avons étudié (1) l’intensité de la prédation sur les semences après leur dispersion dans ces forêts et si cette prédation variait selon les espèces et/ou les habitats, (2) combien de temps les semences d’arbres gardaient leur viabilité lorsqu’elles étaient enterrées dans le sol d’une forêt. Dans l’expérience sur la prédation des semences, nous avons suivi des semences de six espèces d’arbres dans quatre habitats pendant 14 semaines (le pic de la saison des semences). Dans l’expérience sur la viabilité des semences, nous avons évalué la viabilité de semences de cinq espèces dans quatre habitats après avoir été enterrées depuis 6, 12 ou 18 mois. 92% des semences avaient été consommées en 3,5 mois. La prédation dépendait principalement de l’espèce, et l’habitat avait un effet moins important. La viabilité des semences diminuait fortement avec l’allongement de la durée d’enfouissement pour toutes les espèces sauf Juniperus. Pour diminuer autant que possible la limitation de la disponibilité des semences destinées à la régénération de telles espèces dans la forêt, il faut gérer continuellement la végétation présente et la conserver pour une production continue de semences. Un ensemencement supplémentaire ainsi que la protection des semences et des jeunes plants (par exemple en les clôturants pour écarter les animaux) pourraient améliorer la régénération des espèces importantes de ces forêts.

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