Do Meyer’s Parrots Poicephalus meyeri benefit pollination and seed dispersal of plants in the Okavango Delta, Botswana?

Authors


E-mail: boyes@africaskyblue.org

Abstract

Recent studies of new world parrots repeatedly document, with few exceptions, that parrots are wasteful and destructive predispersal seed predators that are unlikely to contribute towards pollination and seed dispersal. Few detailed studies, however, have assessed the contribution of African parrots to forest ecology by quantifying the potential net benefit of seed and flower predation by parrots for most tree species in their diet. Due to the incidence of pollen on the heads of Meyer’s Parrots when feeding on Leguminosae flowers and the dispersal of viable seeds to the ground during seed predation, we compared destruction rates, when feeding on pods, fruits and flowers, with dispersal rates of viable seeds to the ground and frequency of head contact with reproductive apparatus to estimate net benefit from Meyer’s Parrot feeding activity. Meyer’s Parrots were not implicated in endo- or epizoochory, but they dropped uneaten fruit pulp and seeds to the ground during feeding bouts, thus providing ripe, undamaged seeds to secondary seed dispersers. This link with forest recruitment was weak, as all tree species utilized by Meyer’s Parrots either had more significant primary dispersal agents or were primarily wind-dispersed. In most cases, the negative effect of seed predation outweighed any positive effects in terms of dispersal, whereby almost three times more seeds were consumed or destroyed than were dispersed to the ground. Significantly, only Sclerocarya birrea caffra recorded marginal net dispersal benefit from utilization by Meyer’s Parrots. Due to low relative resource abundance and high destruction rate, feeding activity on Berchemia discolor may be significant enough to influence its spatial distribution and abundance. Utilization of flowers of Kigelia africana and Adansonia digitata by parrots likely had a significant negative impact on pollination. Feeding on Acacia nigrescens flowers, however, was potentially advantageous to their pollination. We conclude that Poicephalus parrots are net consumers of ripe, undamaged seeds and flowers, thus having an overall negative impact on forest recruitment in subtropical Africa.

Résumé

Les études récentes des perroquets du nouveau monde disent toujours, à quelques exceptions près, que les perroquets sont des prédateurs qui gaspillent et détruisent les semences avant leur dispersion et qu’ils sont donc peu susceptibles de contribuer à la fertilisation et à la dispersion des graines. Cependant, peu d’études détaillées ont évalué la contribution des perroquets africains à l’écologie des forêts en quantifiant le bénéfice net potentiel de la consommation des graines et des fleurs pour la plupart des espèces d’arbres qui entrent dans leur régime alimentaire. Sachant que la tête des perroquets de Meyer se charge de pollen lorsqu’ils se nourrissent de fleurs de légumineuses et qu’ils dispersent des semences viables sur le sol lorsqu’ils en consomment, nous comparons le taux de destruction, lorsqu’ils mangent des gousses, des fruits et des fleurs, avec le taux de dispersion de semences viables sur le sol et la fréquence des contacts de leur tête avec l’appareil reproducteur des plantes, pour estimer le bénéfice net de l’alimentation du perroquet de Meyer. Ces perroquets n’étaient pas impliqués dans l’endo- ou l’épizoochorie, mais lorsqu’ils mangeaient, ils laissaient tomber de la pulpe et des graines de fruits non consommées, fournissant ainsi des semences intactes à des disperseurs secondaires. Ce rapport avec le recrutement des forêts était faible dans la mesure où toutes les semences des espèces d’arbres fréquentées par les perroquets de Meyer soit avaient des agents de dispersion primaires plus importants, soit étaient principalement dispersées par le vent. Dans la plupart des cas, l’effet négatif de la consommation des semences dépassait tout effet positif en termes de dispersion, et presque trois fois plus de graines étaient mangées ou détruites que dispersées sur le sol. Il est intéressant de noter que seul Sclerocarya birrea caffra présentait un bénéfice net de dispersion marginal dûà la fréquentation des perroquets de Meyer. En raison de la faible abondance relative de ressources et du taux de destruction élevé, la consommation de Berchemia discolor pourrait être assez significative pour influencer sa distribution spatiale et son abondance. La consommation des fleurs de Kigelia africana et d’Adansonia digitata par les perroquets avait probablement un impact négatif sur leur pollinisation. Mais la consommation des fleurs d’Acacia nigrescensétait peut-être avantageuse pour la pollinisation. Nous concluons que les perroquets Poicephalus sont des consommateurs nets de graines et de fleurs mûres et intactes, et qu’ils ont donc un impact global négatif sur le recrutement des forêts en Afrique subtropicale.

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