Feeding patterns of sitatunga (Tragelaphus Speki) in the Rushebeya-Kanyabaha wetland, south western Uganda

Authors


E-mail: tweheyo@forest.mak.ac.ug

Abstract

Feeding patterns and habits of sitatunga were assessed in Rushebeya-Kanyabaha wetland between June 2006 and July 2007. Sixty transects were cut at intervals of 250 m along which sitatunga dung piles, habitats used and diet were identified from feeding signs or plant damage. Household interviews were also conducted in villages adjacent to the wetland to understand plants and crops known to be fed on by sitatunga, type of damage, frequency of sitatunga farm visits and their methods to control crop raiding. Sitatunga mostly fed on leaves (60%) and in the wetland edge (WE) habitat (49%). Forty plant species were recorded to be eaten with herbs as majority (33%) and of crops sweet potatoes were most raided. Sitatungas are basically solitary species with 73% of the sightings being of a single individual. They had mornings and late evenings as their movement peaks and preferred to feed on broad leaved plants. There were significant relationships between both habitat use and food preferences with seasons. We predict that because of seasonal food variations, crop raiding would increase and may result into more negative attitudes by farmers to sitatunga. More research on farmers’ sensitization, population census, behaviours and ecotourism are necessary for this species conservation.

Résumé

On a évalué les schémas et les habitudes alimentaires des sitatungas dans la zone humide de Rushebeya-Kanyabaha entre juin 2006 et juillet 2007. On a tracé six transects de 250 m le long desquels on a identifié les tas de crottes de sitatungas, les habitats fréquentés et le régime alimentaire à partir des signes laissés et des dégâts causés aux plantes. Il y eut aussi des interviews dans les foyers des villages voisins de la zone humide pour connaître les plantes et les cultures dont se nourrissent les sitatungas, le type de dégâts causés, la fréquence de leurs visites dans les exploitations, et les moyens utilisés pour contrôler les invasions dans les cultures. Les sitatungas se nourrissent principalement de feuilles (60%), et surtout dans l’habitat à la limite de la zone humide. Quarante espèces végétales ont été relevées dans leur régime alimentaire, dont la majorité sont des herbes (33%) et, dans les cultures, surtout des patates douces. Les sitatungas sont une espèce solitaire et 73% des observations concernaient des individus isolés. Les pics de leurs activités ont lieu le matin et en fin de soirée, et ils préfèrent se nourrir de plantes à larges feuilles. Il existe une relation significative entre la fréquentation d’un habitat et la présence de nourriture selon les saisons. Nous prévoyons que, en raison des variations saisonnières des plantes dont ils se nourrissent, les invasions dans les cultures vont s’intensifier et pourraient aboutir à des attitudes plus hostiles des exploitants envers les sitatungas. Il est nécessaire de faire davantage de recherche sur la sensibilisation des exploitants, des recensements de population, des études sur le comportement et l’écotourisme pour la conservation de cette espèce.

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