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Abstract

Although studies have explored how habitat structure and disturbance affect arthropod communities, few have explicitly tested the effects of both structure and disturbance level across trophic levels and phyla. We present here the results of a study conducted in the Arabuko-Sokoke Forest (ASF) of coastal Kenya, in which abundance of arthropods and one of their avian predators, the East Coast Akalat Sheppardia gunning sokokensis was compared in relatively undisturbed habitat (outside elephant roaming areas) and in disturbed habitat (inside elephant roaming areas). Vegetation structure in both areas was measured using several metrics, including leaf litter depth, understory vegetation density, animal disturbance and fallen log counts. Leaf litter and coleopteran abundance were higher outside the elephant roaming areas, whereas understory visibility, animal disturbance and dipteran diversity were much higher inside the elephant areas. Species composition of several arthropod taxa (e.g. Hymenoptera, Coleoptera, Diptera, Hemiptera and Araneae) was also influenced by degree of disturbance, whereas akalat abundance was inversely related to understory visibility. Our results suggest that differences in species sensitivity to habitat disturbance and vegetation structure across trophic levels should be incorporated into the management and conservation of rare and endangered species.

Résumé

Bien que des études aient déjà exploré comment la structure et la perturbation de l’habitat affectent des communautés d’arthropodes, peu ont réellement testé les effets de la structure et du niveau de perturbation parmi les différents niveaux trophiques et phylums. Nous présentons ici les résultats d’une étude menée dans la forêt d’Arabuko-Sokoke (ASF), sur la côte kényane, où l’on a comparé l’abondance d’arthropodes et d’un oiseau qui est un de leurs prédateurs, le rouge-gorge de Gunning Sheppardia gunning sokokensis, dans un habitat relativement intact (en dehors de tout domaine vital des éléphants) et dans un habitat perturbé (dans ces domaines vitaux). On a mesuré la structure de la végétation dans les deux milieux en recourant à diverses mesures, notamment la profondeur de la couche de litière de feuilles, la densité de la végétation du sous-bois, la perturbation animale et le nombre d’arbres tombés. La litière de feuilles et l’abondance de coléoptères étaient plus grandes en dehors du domaine vital des éléphants, tandis que la visibilité en sous-bois, la perturbation animale et la diversité des coléoptères étaient beaucoup plus grandes à l’intérieur des zones parcourues par les éléphants. La composition des espèces de plusieurs taxons d’arthropodes (ex. hyménoptères, coléoptères, diptères, hémiptères et aranéides) était aussi influencée par le niveau de perturbation, alors que l’abondance du rouge-gorge de Gunning était inversement liée à la visibilité en sous-bois. Nos résultats suggèrent que la sensibilité des espèces à la perturbation de l’habitat et à la structure de la végétation à tout niveau trophique devrait être intégrée à la gestion et à la conservation des espèces rares et en danger.