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Keywords:

  • bioclimate;
  • conservation;
  • genetic diversity;
  • Lavandula multifida;
  • natural populations;
  • Random Amplified Polymorphic DNA

Abstract

The genetic variation within and among eight Tunisian natural populations of Lavandula multifida L., from different bioclimatic zones was assessed using random amplified polymorphic DNA (RAPDs). Of a total of 97 generated bands from seven selected primers, 84 bands were polymorphic. The genetic diversity within a population was high and varied according to the populations (0.308 < H’ < 0.459) without relationships to altitudes or pluviothermic indices of sites. The genetic differentiation among populations was high (GST = 0.395 and ΦST = 0.318). All population pairs were significantly differentiated. Among populations, within ecological groups genetic structure was high (0.219); whilst among them it was low (ΦCT = 0.049; P < 0.05). The correlation between ΦST and geographic distance matrices among pairs of populations was not significant, suggesting that genetic connectivity between populations has a stochastic component at all spatial scales. The neighbour-joining cluster analysis showed that individuals from each population clustered together. UPGMA cluster analysis showed that population groupings are not strictly in accordance with bioclimates or geographic location. The genetic differentiation in L. multifida could have occurred at local scales because of genetic drift. Efforts should be made to protect all populations. The maintenance of substantial population size should be initiated via fencing and controlling collection to restore the regeneration of populations.

Résumé

La variation génétique au sein de et entre huit populations naturelles de Lavandula multifida L. venant de différentes zones bioclimatiques, en Tunisie, a étéévaluée en utilisant la RAPD (Random Amplified Polymorphic DNA). Sur un total de 97 bandes générées à partir de sept primers sélectionnés, 84 étaient polymorphiques. La diversité génétique était élevée au sein d’une population et variait selon les populations (0,308 < H’ < 0,459), sans lien avec l’altitude ou les indices pluvio-thermiques des sites. La différenciation génétique parmi les populations était élevée (GST = 0.395 et ΦST = 0.318). Toutes les paires de populations étaient significativement différenciées. Parmi les populations, dans les groupes écologiques, la structure génétique était élevée (0,219) tandis qu’entre eux, elle était faible (ΦCT = 0.049; P < 0.05). La corrélation entre ΦST et les matrices de distances géographiques entre paires de populations n’était pas significative, ce qui suggère que la connectivité génétique entre populations a une composante stochastique à toutes les échelles spatiales. L’analyse neighbour-joining-de groupe a montré que des individus de chaque population se regroupent ensemble. Le groupe d’analyses par la méthode UPGMA a montré que des regroupements de populations n’étaient pas strictement liés à un bioclimat ou à une situation géographique. La différentiation génétique de L. multifida pourrait s’être faite localement en raison de la dérive génétique. Il faudrait faire des efforts pour protéger toutes les populations. La conservation de populations de taille importante devrait être lancée en posant des clôtures et en contrôlant les collectes afin de relancer la régénération des populations.