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Keywords:

  • aerial surveys;
  • African elephant;
  • Angola;
  • civil war;
  • ivory;
  • Luiana Partial Reserve

Abstract

Angola’s intermittent 27-year civil war displaced over four million people and decimated wildlife populations. During the 1980s, African elephants (Loxodonta africana Blumenbach) in Angola drew international alarm with reports of 100,000 elephants killed. Luiana Partial Reserve (PR), a conservation area in south-east Angola, was the military operations centre for UNITA (National Union for the Total Independence of Angola), which used elephant ivory to pay for arms and meat. However, the full impact of the civil war on elephants is uncertain because there are no reliable estimates of Angolan elephant populations. Following the end of the civil war in 2002, our three aerial surveys of Luiana PR indicated that elephant numbers are increasing rapidly, from 366 in January 2004 to 1827 in November 2005, and expanding their range in the Reserve. Concurrently, elephants tagged with satellite collars in northern Botswana and the Caprivi Strip, Namibia, moved into Luiana PR. To facilitate re-colonization and conservation of elephants and other wildlife in Luiana PR, we recommend: (i) realignment of the veterinary fence on the Botswana–Namibia border; (ii) development of effective land use management and anti-poaching programmes; (iii) clearing of landmines; (iv) designation of the Reserve a national park; and (v) development of ecotourism and community conservation programmes.

Résumé

La guerre civile qui a touché l’Angola de façon intermittente pendant 27 ans a déplacé plus de quatre millions de personnes et décimé des populations de faune sauvage. Dans les années 1980, les éléphants africains, Loxodonta africana Blumenbach, d’Angola ont suscité la grave inquiétude internationale suite à des rapports faisant état du massacre de 100.000 individus. La Réserve Partielle de Luiana (RP), une zone de conservation située dans le sud-est de l’Angola, fut le centre d’opérations de l’UNITA (Union Nationale pour l’Indépendance totale de l’Angola), qui a utilisé l’ivoire des éléphants pour payer armes et viande. Cependant, l’impact réel de la guerre civile sur les éléphants reste incertain parce qu’il n’existe pas d’estimations fiables des populations d’éléphants en Angola. Après la fin de la guerre civile, en 2002, nos trois études aériennes de la RP de Luiana ont indiqué que le nombre des éléphants augmentait rapidement, de 366 en janvier 2004 à 1827 en novembre 2005, et qu’ils étendaient leur aire de dispersion dans la réserve. Dans le même temps, des éléphants équipés de colliers satellite dans le nord du Botswana et dans la Bande de Caprivi, en Namibie, sont arrivés dans la RP de Luiana. Pour faciliter la recolonisation et la conservation des éléphants et d’autres espèces dans la RP de Luiana, nous recommandons: (i) le réalignement de la barrière vétérinaire sur la frontière Botswana-Namibie; (ii) le développement de programmes d’aménagement du territoire et de lutte antibraconnage efficaces; (iii) l’enlèvement des mines anti-personnel; (vi) le classement de la Réserve comme parc national; et (v) le développement de programmes d’écotourisme et de conservation communautaire.