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Keywords:

  • African elephants;
  • beehive fences;
  • beekeeping;
  • crop-raiding;
  • farm-based deterrents;
  • human–elephant conflict

Abstract

Increasing elephant populations in Kenya since 1989 have been widely praised as a conservation success story. However, where elephants and agricultural land overlap, incidents of human–elephant conflict are on the increase. Wildlife managers and farmers are now trying different farm-based deterrents to keep elephants out of crops. Here, we present data on the effectiveness of a novel beehive fence deployed in a Turkana community of 62 communally run farms in Kenya. Specifically, 1700 m of beehive fences semi-surrounded the outer boundaries of seventeen farms, and we compared elephant farm invasion events with these and to seventeen neighbouring farms whose boundaries were ‘protected’ only by thorn bush barriers. We present data from 45 farm invasions, or attempted invasions, recorded over 2 years. Thirteen groups of elephants approached the beehive fences and turned away. Of the 32 successful farm invasions, only one bull elephant broke through the beehive fences. These results demonstrate that beehive fences are more effective than thorn bush barriers at deterring elephants and may have a role to play in alleviating farmer–elephant conflict. Additionally, the harvesting of 106 kg of honey during the trial period suggests that beehive fences may also improve crop production and enhance rural livelihoods through honey sales.

Résumé

L’accroissement des populations d’éléphants au Kenya depuis 1989 a été largement salué comme une victoire de la conservation. Cependant, là oùéléphants et terrains agricoles se rencontrent, les incidences de conflits hommes-éléphants sont de plus en plus nombreuses. Les gestionnaires de faune et les exploitants agricoles essaient aujourd’hui différents moyens dissuasifs pour garder les éléphants loin des cultures. Nous présentons ici les données sur l’efficacité d’une clôture originale intégrant des ruches déployée dans une communauté turkana comptant 62 exploitations gérées collectivement au Kenya. Très précisément, 1 700 mètres de clôtures avec ruches entouraient à moitié les limites extérieures de 17 exploitations, et nous avons comparé les incidences totales d’invasions par les éléphants par rapport à ces dernières et aussi à 17 exploitations voisines qui ne sont protégées que par des barrières de buissons épineux. Nous présentons des données portant sur 45 invasions, réelles ou tentées, enregistrées en deux ans. Treize groupes d’éléphants se sont approchés des barrières avec ruches et se sont éloignés. Sur les 32 invasions réussies, seul un mâle a traversé les barrières avec les ruches. Ces résultats montrent que ces clôtures sont plus efficaces que celles qui sont composées de buissons épineux pour dissuader les éléphants et qu’elles ont donc un rôle à jouer pour réduire les conflits entre exploitants agricoles et éléphants. De plus, la récolte de 106 kilos de miel pendant la période d’essai suggère que les clôtures avec ruches pourraient aussi augmenter la production des cultures et améliorer les moyens de subsistance ruraux grâce à la vente de miel.