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Long-term monitoring of large rainforest mammals in the Biosphere Reserve of Taï National Park, Côte d’Ivoire

Authors


E-mail: kuehl@eva.mpg.de

Abstract

Long-term wildlife monitoring programs are typically listed as a fundamental component of protected area (PA) management. Unfortunately, few PAs have wildlife population monitoring information available over extended periods of time, particularly in the many forested PAs throughout tropical Africa. Taï National Park in south-western Côte d’Ivoire is one of these few. Regular wildlife monitoring based on transect dung count sampling and direct observations began as early as 1977 in five sections of the park. In this paper, we present comparative descriptive results from two periods, 1977–1983 and 1995–2004. Several large mammal species, such as forest elephants and bongos, have experienced dramatic population declines over this time period, with some decline rates as high as 91%. Other species, such as duikers and leopards, seem to have better resisted the primary cause of these observed declines, hunting. In addition, we found that day counts delivered mostly significantly lower density estimates for several of the monitored species than night counts, which shows the importance of carefully interpreting the estimates from other studies. The continuation of wildlife monitoring will provide further insight into the efficiency of implemented park management with regard to the observed population changes.

Résumé

Les programmes de suivi à long terme de la faune sauvage sont régulièrement cités comme une des composantes indispensables de la gestion d’une aire protégée. Malheureusement, peu d’aires protégées disposent d’informations sur le suivi de populations animales sur de longues périodes, et spécialement parmi les nombreuses aires protégées forestières d’Afrique tropicale. Le PN de Taï, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, est une des rares exceptions. Le suivi régulier de la faune, basé sur le comptage des excréments et des observations directes par transect, a commencé dès 1977 dans cinq sections du parc. Dans cet article, nous présentons la comparaison des résultats descriptifs de deux périodes, 1977-1983 et 1995-2004. Plusieurs espèces de grands mammifères, comme les éléphants de forêt et les bongos, ont subi des chutes de population spectaculaires au cours de cette période, certains taux de diminution atteignant 91%. D’autres espèces, comme les céphalophes et les léopards, semblent avoir mieux résistéà la première cause de ces déclins constatés, la chasse. De plus, nous avons découvert que les comptages de jour donnaient des estimations de densité significativement plus basses que les comptages de nuit pour plusieurs des espèces suivies, ce qui montre qu’il est important d’interpréter méticuleusement les estimations produites par d’autres recherches. La poursuite du suivi de la faune va donner un meilleur aperçu de l’efficacité d’une gestion des parcs au vu des changements de population observés.

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