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Keywords:

  • microhistological;
  • Rushebeya-Kanyabaha;
  • Tragelaphus spekei;
  • tropical wetland

Abstract

Between January and December 2008, we assessed the diet and habitat selection of sitatunga, a highly endangered tropical wetland antelope threatened by habitat loss in Rushebeya-Kanyabaha wetland. Microhistological faecal analysis and vegetative sampling methods were used to assess plant forms, species and seasonal changes in the sitatunga diet. Habitat use was indirectly determined by assessing feeding patterns, distribution of dung and trails within the wetland. Sitatunga fed mainly on herbs, sedges, grasses and shrubs. A total of 34 plant species were recorded as eaten by sitatunga. The most eaten plant species was Cyperus papyrus L. (22%). Malenthera scandens Schum. & Thonn., Polygonum senegalense Meisu (12%) and Polygonum pulchrum Blume (5%) were the most eaten herbs. Zea mays L. was the most eaten agricultural crop (58% of domestic crops), mainly during the wet season. Sitatunga feeding was mainly concentrated on the wetland edge habitat (46%) where most of its food (53%) was located. The other preferred habitat was the tall closed papyrus. We conclude that the long-term survival of sitatunga requires a management plan focussing on the conservation of the most preferred plant species and habitats.

Résumé

Entre janvier et décembre 2008, nous avons évalué le régime alimentaire et la sélection de l’habitat du sitatunga, une antilope de zones humides tropicales, extrêmement menacée par la perte de son habitat dans la zone humide de Rushebeya-Kanyabaha. Nous avons utilisé une analyse micro-histologique des excréments et des méthodes d’échantillonnage de la végétation pour évaluer les formes et les espèces végétales et les changements saisonniers du régime des sitatungas. La fréquentation de l’habitat fut déterminée indirectement en évaluant les schémas d’alimentation, la distribution des crottes et les pistes dans la zone humide. Les sitatungas se nourrissent principalement d’herbes dicotylédones, de laîches, de graminées et d’arbustes. On a enregistré un total de 34 espèces végétales consommées par le sitatunga. L’espèce la plus consommée était Cyperus papyrus L. (22%). Malenthera scandens Schum. & Thonn., Polygonum senegalense Meisu (12%) et Polygonum pulchrum Blume (5%) étaient les herbes dicotylédones les plus consommées. Zea mays L. était la plante cultivée la plus consommée (58% des cultures domestiques), surtout pendant la saison des pluies. Les sitatungas se nourrissaient principalement en lisière de l’habitat humide (46%) où ils trouvaient la plus grande partie de leurs aliments (53%). L’autre habitat de prédilection était les étendues fermées de grands papyrus. Nous en concluons que la survie à long terme du sitatunga exige un plan de gestion centré sur la conservation des espèces végétales et des habitats qu’il préfère.