Learning from health system reforms: lessons from Burkina Faso

Authors


Corresponding author Slim Haddad, Groupe de Recherche Interdisciplinaire en Santé, Université de Montréal, CP 6128, Succ. Centre-Ville, Montréal, Québec, Canada H3C 3J7. Tel.: 1-(514) 890-8124; Fax: 1-(514) 412-7108; Email: slim.haddad@umontreal.ca

Summary

Objectives  Burkina Faso has implemented a macroeconomic adjustment programme (MAP) along with an ambitious reform of the health care system. Our aim was (1) to verify whether MAPs led to a reduction in health resources, and (2) to analyze the consequences of health policies implemented.

Method  Cross-sectional and retrospective study, spanning the years 1983–2003. The macro aspect is based upon documents from national and international sources, a database of secondary socioeconomic data, and interviews of key informants working in upper management. Household and health facility surveys were conducted in three regions covering 53 communities.

Results  Within the reforms, the health sector benefited from an important flow of resources. There were significant increases in public expenditures, health care staff, the number of primary care facilities and the availability of generic drugs. However, health facilities in the public sector remain underused and major inequities subsist. Access to health care is constrained by the population's ability to pay. Health expenditures impoverish households, creating new poor and impoverishing the already poor.

Conclusions  The success of reforms depends largely on the extent to which they remove financial barriers to access to services. The experience of Burkina Faso also reveals the need for fundamental changes that will motivate staff, improve productivity, and ensure good quality services. Integrating health development policies with strategic plans for poverty reduction can provide new opportunities for African countries to redesign their health systems within this type of perspective.

Abstract

Objectifs Évaluer les conséquences de la réforme du secteur de la santé mise en œuvre au Burkina Faso et vérifier si les politiques d'ajustement macroéconomique qui l'ont accompagnée ont conduit à une réduction des ressources consacrées à la santé.

Méthodes Analyse transversale et rétrospective couvrant la période allant de 1983 à 2003. L’étude des aspects macroéconomiques repose sur des sources documentaires nationales et internationales, l'analyse d'une banque de données socioéconomiques secondaires et des entrevues avec des informateurs-clé. Une enquête dans les ménages (n = 1604) a également été menée dans trois régions englobant 53 communautés.

Résultats Au cours des années quatre-vingt-dix, le secteur de la santé a bénéficié d'une importante injection de ressources. Il y a eu un accroissement significatif des dépenses publiques de santé, du personnel de la santé, et de la disponibilité des services de soins primaires et des médicaments essentiels. Cependant, les services de santé du secteur public demeurent largement sous-utilisés et des inégalités majeures subsistent. L'accès aux soins de santé demeure fortement contraint par la capacité contributive des ménages. Les dépenses de santé continuent d’être une source d'appauvrissement des ménages, créant de nouveaux pauvres et appauvrissant ceux qui le sont déjà.

Conclusion Le succès des réformes du secteur de la santé dépend pour une part, de leur capacitéà promouvoir un accès équitable aux soins de santé. Le Burkina Faso n'y est pas encore parvenu. L'expérience de ce pays révèle qu'il est aussi nécessaire de procéder à des changements fondamentaux qui permettent d'assurer une motivation suffisante du personnel, d'améliorer la productivité des services et d'offrir des services de bonne qualité. L'intégration des politiques de développement sanitaire et des politiques de lutte contre la pauvreté offrent de nouvelles opportunités aux pays africains de repenser leurs systèmes de santé dans une perspective orientée vers davantage d’équité.

Abstract

Objetivos  Burkina Faso ha implementado un Programa de Ajuste Macroeconómico (PAM) junto con una ambiciosa reforma de su sistema sanitario. Nuestro objetivo era (1) verificar si el PAM había resultado en una reducción de los recursos sanitarios y (2) analizar las consecuencias de las políticas de salud implementadas.

Métodos  Estudio croseccional y retrospectivo, de los años 1983 a 2003. El aspecto macro está basado en documentos de fuentes nacionales e internacionales, una base de datos con datos socioeconómicos secundarios y entrevistas a informadores clave que trabajan en puestos de responsabilidad. Además, se realizaron encuestas en hogares y centros sanitarios de tres regiones, cubriendo 53 comunidades.

Resultados  Dentro de las reformas, el sector salud se benefició de un importante flujo de recursos. Hubo un aumento significativo en el gasto público, en los trabajadores sanitarios y el número de centros de atención primaria, así como en la disponibilidad de medicamentos genéricos. Sin embargo, los centros sanitarios en el sector público se mantuvieron subutilizados y las principales inequidades subsisten. El acceso a la salud está limitado por la capacidad de pago de la población. El gasto en salud ha empobrecido los hogares, creando nuevos pobres y empobreciendo aún más a los que ya lo eran.

Conclusiones  El éxito de las reformas depende en gran medida de hasta que punto se puedan remover las barreras financieras en el acceso a los servicios. La experiencia de Burkina Faso también deja ver la necesidad de realizar cambios fundamentales que motiven al personal sanitario, aumenten la productividad y aseguren una buena calidad de los servicios sanitarios. El integrar políticas de desarrollo sanitario con planes estratégicos para la reducción de la pobreza puede proporcionar nuevas oportunidades para que los países africanos rediseñen sus sistemas sanitarios.

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