Risk factors for Schistosoma mansoni and hookworm in urban farming communities in western Côte d'Ivoire

Authors


Corresponding Author Jürg Utzinger, Department of Public Health and Epidemiology, Swiss Tropical Institute, P.O. Box, 4002 Basel, Switzerland. Tel.: +41 61 284-8129; Fax: +41 61 284-8105; E-mail: juerg.utzinger@unibas.ch

Summary

Objectives  To identify risk factors for Schistosoma mansoni and hookworm infections in urban farming communities, and to investigate small-scale spatial patterns of infection prevalence.

Methods  A cross-sectional survey was carried out in 113 farming households (586 individuals) and 21 non-farming households (130 individuals) from six agricultural zones in the town of Man, western Côte d'Ivoire. Heads of households were interviewed on common agricultural activities, land and water use, education attainment, socioeconomic status and sanitation facilities. Household members provided stool specimens that were processed by the Kato-Katz technique and a formol-ether concentration method and diagnosed for S. mansoni, hookworms and other soil-transmitted helminths and intestinal protozoa. Bayesian statistics were employed for spatial analyses.

Results  The prevalences of S. mansoni and hookworm in farming households were 51.4% and 24.7%, respectively. Risk factors for a S. mansoni infection comprised living in close proximity to the Kô River, water contact with irrigation wells and ponds and low education attainment. Living in zones of smallholder irrigated rice plots or large rice perimeters, using water from domestic wells, and low socioeconomic status were risk factors for a hookworm infection. We found significant spatial heterogeneity between agricultural zones, with the highest infection prevalences of S. mansoni and hookworm in the zone where there was a large rice perimeter.

Conclusions  In this urban setting, both S. mansoni and hookworm infections were related to specific agricultural activities. Health education and active participation of urban farmers for the control of schistosomiasis and soil-transmitted helminthiasis is recommended.

Abstract

Objectifs  Identifier les facteurs de risque associés aux infections par Schistosoma mansoni et par l'ankylostome dans des communautés urbaines d'agriculteurs et investiguer les profils spatiaux de la prévalence des infections sur une petite échelle.

Méthodes  Etude transversale sur 113 familles d'agriculteurs (586 individus) et 21 familles de non agriculteurs (130 individus) provenant de six zones agricoles dans la ville de Man, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. Les chefs de familles ont été interviewés sur les pratiques agricoles en cours, l'utilisation des terres et de l'eau, l’éducation, le statut socio-économique et les installations sanitaires. Des échantillons de selles ont été collectés chez les membres des familles et ont été traités par la technique de Kato-Katz et par une méthode de concentration au formol-éther, puis diagnostiqués pour S. mansoni, l'ankylostome et autres helminthes transmis à partir du sol ainsi que pour des protozoaires intestinaux. Des statistiques bayésiennes ont été utilisées pour les analyses spatiales.

Résultats  Les prévalences de S. mansoni et de l'ankylostome dans les familles d'agriculteurs étaient de 51,4% et 24,7%. Les facteurs de risque pour l'infection àS. mansoni comprenaient: la vie à proximitéétroite du fleuve Kô, le contact avec l'eau des puits d'irrigation et celle des étangs et le bas niveau d’éducation. La vie dans les zones à petites exploitations de parcelles irriguées de riz ou à grands périmètres de riz, l'utilisation de l'eau des puits domestiques et le bas statut socio-économique étaient des facteurs de risque pour l'infection à l'ankylostome. Nous avons trouvé une hétérogénéité spatiale significative entre les zones agricoles, avec les plus hautes prévalences pour l'infection àS. mansoni et à l'ankylostome dans la zone à grands périmètres de riz.

Conclusions  Dans la zone urbaine étudiée, les infections àS. mansoni et à l'ankylostome étaient associées à des activités agricoles spécifiques. L’éducation sanitaire et la participation active des fermiers urbains au contrôle de la schistosomiase et de l'helminthiase transmise à partir du sol est recommandée.

Abstract

Objetivos  Identificar factores de riesgo para infecciones por Schistosoma mansoni y anquilostoma en comunidades agrícolas urbanas, e investigar patrones espaciales a pequeña escala sobre la prevalencia de infección.

Métodos  Estudio croseccional de 113 hogares agrícolas (586 individuos) y 21 hogares no-agrícolas (130 individuos) de seis zones agrícolas en la población de Man, al oeste de Costa de Marfil. Se entrevistó a los cabezas de familia sobre las prácticas agrícolas más comunes, el uso del agua y la tierra, el nivel educativo, el estatus socio-económico y las servicios sanitarios. Los miembros del hogar proveyeron muestras coprológicas que fueron procesadas mediante la técnica Kato-Katz yla técnica de concentración por formol-éter, siendo diagnosticados para S. mansoni, anquilostoma y otros helmintos y protozoos intestinales transmitidos por el suelo. Se utilizó la estadística Bayesiana para realizar un análisis espacial.

Resultados  La prevalencia de S. mansoni y anquilostoma en hogares agrícolas fue del 51.4% y 24.7%. Los factores de riesgo para infección por S. mansoni incluían el vivir en proximidad al río Kô, el contacto con el agua, con pozos de irrigación y un nivel de educación bajo. El vivir en zonas de minifundios con cultivos de arroz irrigados, o perímetros mayores de cultivo de arroz, el utilizar agua de pozos domésticos y un nivel socio-económico bajo eran factores de riesgo para infección por anquilostoma. Encontramos una heterogeneidad espacial significativa entre zonas agrícolas, con prevalencias de infección más altas para S.mansoni y anquilostoma en la zona en la que había un mayor perímetro de cultivo de arroz.

Conclusiones  En este asentamiento urbano, las infecciones por S. mansoni y anquilostoma estaban relacionadas con actividades agrícolas específicas. Se recomienda la educación sanitaria y la participación activa de agricultores urbanos para el control de esquistosomiasis y helmintiasis transmitido por tierra.

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