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Résumé

Le diagnostic d’acné est habituellement facile, certains pièges sont néanmoins àéviter. « L’ acné chéloïdienne de la nuque » et la folliculite de la barbe ne sont pas des acnés au sens propre: ce sont toutes deux des réactions inflammatoires puis fibreuses des follicules porteurs de cheveux et poils crépus, il n’y a pas de lésions rétentionnelles – comédons et microkystes- visibles. Les folliculites à gram négatifs surviennent classiquement chez les sujets masculins acnéiques traités de façon prolongée par antibiothérapie générales ou antiseptiques locaux, mais il existe des cas « de novo ». Sur peau noire, cette affection n’est pas exceptionnelle, elle survient dans les deux sexes et prend habituellement la forme nodulaire. Devant toute aggravation d’une acné, résistante au traitement classique, comportant des nodules douloureux des joues, le diagnostic est àévoquer. Le traitement repose sur une antibiothérapie adaptée pendant plusieurs semaines et éventuellement dans un deuxième temps sur l’Isotrétinoïne. Les folliculites pityrosporiques sont localisées principalement sur le tronc. Plus fréquente chez l’homme que chez la femme, elles s’observent sur-tout chez les sujets vivants en climat chaud et humide. La démodécie se manifeste par des poussées de lésions papuleuses ou papulo-pustuleuses du visage. Sur peau noire, le principal diagnostic différentiel est l’acné. La présence de nombreux parasites est nécessaire au diagnostic. Cliniquement, un signe important est l’atteinte des paupières. L’Ivermectine est efficace. Une dermatose acnéiforme peut être induite par les préparations dépigmentantes contenant des dermocorticoïdes puissants. Il est donc important, devant une acné très inflammatoire, de rechercher les autres signes cliniques de la dépigmentation volontaire. L’hydradénite du visage et du dos peut être confondue avec une acné nodulaire. En pays d’endémie, il faut penser à la lèpre lépromateuse. D’autres dermatoses courantes peuvent simuler une acné ou bien lui être associées, comme les hidradénomes éruptifs ou les molluscum contagiosum, L’analyse des différentes lésions élémentaires et l’absence de lésions rétentionnelles permet en général de rétablir le diagnostic.