Cancers cutanés fréquemment rencontrés à l’hôpital universitaire de Calabar, à Calabar, dans le sud du Nigéria

Authors



Dr Maurice Efana
Asuquo, MBBS, FWACS
Dr ME Asuquo
Department of Surgery
University of Calabar Teaching Hospital
c/o GPO Box 1891
Calabar 54001
Nigeria
E-mail: mauefas@yahoo.com

Résumé

Les cancers cutanés constituent les formes de cancer les plus fréquentes. L’exposition au soleil constitue le risque majeur chez les personnes à la peau blanche, alors que des facteurs non solaires semblent constituer le risque principal chez les personnes ayant une pigmentation de peau foncée.

Méthodes  Nous avons examiné 162 patients ayant reçu un diagnostic histologique de cancer cutané, qui ont consultéà l’Hôpital universitaire de Calabar, à Calabar, entre janvier 2000 et décembre 2009.

Résultats  Les 162 cas de patients observés durant cette étude représentent 12% de tous les cancers diagnostiqués pendant la même période. Le carcinome épidermoïde (SCC) était le plus courant (n = 62; 38.3%), suivi du sarcome de Kaposi (KS) (n = 33; 30.9%). Les autres cancers cutanés diagnostiqués pendant cette période étaient le mélanome malin (MM; n = 16; 9.9%), le dermatofibrosarcome protubérant (DFSP ; n = 11; 6.8%), le carcinome basocellulaire (BCC ; n = 8; 4.9%). Le membre inférieur était le site le plus fréquemment affecté (n = 82; 48.8%) alors que la tête et le cou se plaçaient en deuxième position (n = 32; 22.0%). 146 (90%) des patients avaient une pigmentation de peau foncée et 16 (10%) patients étaient albinos. Certains patients atteints de SCC et de MM ont consulté tardivement en vue de recevoir une intervention chirurgicale curative. La chirurgie a entraîné une guérison chez les patients atteints de BCC alors que le taux récurrent de DFSP était élevé. Le KS endémique a répondu à la chimiothérapie cytotoxique, mais le résultat était médiocre pour le KS associéà l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Conclusion  La distribution des cancers cutanés révélée lors de cette étude est distincte de celle des cancers de la peau européens. L’éducation en matière de santé, la mise en œuvre précoce de mesures de prévention, la consultation précoce et le traitement dans les premiers stades de la maladie sont autant de mesures qui permettront d’améliorer les résultats thérapeutiques dans notre région.

Introduction

Les tumeurs malignes de la peau sont parmi les formes de cancer les plus fréquentes.1 Dans la population caucasienne, le cancer de la peau est la malignité la plus fréquente, et son incidence est en augmentation.2 L’incidence du cancer cutané chez les personnes à la pigmentation de peau plus foncée dans les pays en voie de développement est bien inférieure à celle observée chez les personnes à la peau claire.3 L’exposition au soleil constitue le risque majeur chez les personnes à la peau blanche, alors que des facteurs non solaires semblent constituer le risque principal chez les personnes à la peau noire.4,5 L’albinisme et les rayonnements solaires, le sarcome de Kaposi (KS) et l’immunosuppression sont des facteurs de risque de certains cancers cutanés chez les Africains de race noire.6–8 Les mélanomes plantaires sont relativement communs en Afrique subsaharienne, mais ils sont bien moins fréquents chez les Afro-Américains.9 Le dermatofibrosarcome protubérant (DFSP) est une néoplasie dermique de malignité faible à intermédiaire et ayant localement une propension à la récurrence.10 Notre étude a pour objectif d’évaluer la distribution actuelle des cancers cutanés dans notre hôpital et de comparer cette distribution à celles mises en évidence lors d’autres études, de manière à pouvoir recommander des mesures de prévention et à améliorer les résultats thérapeutiques.

Patients et Méthodes

Cette étude a inclus une évaluation clinique et l’observation des résultats thérapeutiques de 162 patients ayant reçu un diagnostic histologique de cancer cutané qui s’étaient présentés à la consultation/avaient consultéà l’hôpital universitaire de Calabar, à Calabar, entre janvier 2000 et décembre 2009. Les données obtenues ont été comparées au nombre total de cancers diagnostiqués par histologie pendant la même période. Les indices analysés ont inclus l’âge, le sexe, le type de cancer cutané, l’incidence en fonction du site, les facteurs de risque et les résultats du traitement.

Résultats

Les cancers cutanés examinés ont contribuéà 12% de tous les cancers diagnostiqués par histologie pendant la période d’étude. Les 162 patients étaient âgés de 5 à 80 ans (moyenne 42.6 ans), 89 étaient de sexe masculin et 73, de sexe féminin (rapport masculin : féminin = 1.2). Le Tableau 1 montre la distribution des cancers cutanés. Le carcinome épidermoïde (SCC) était le cancer le plus fréquent [n = 62 (38.3%), 53 noirs, 9 albinos], suivi du KS [n = 33 (30.9%), tous les patients étaient noirs]. Les autres cancers diagnostiqués étaient le mélanome malin (MM) [n = 16 (9.9%), 15 noirs, 1 albinos], le DFSP [n = 11 (6.8%), tous les patients étaient noirs], le carcinome basocellulaire (BCC) [8 (4.9%), 2 noirs, 6 albinos]. Le Tableau 1 montre également une augmentation des cas de SCC et de KS lorsque l’on compare la période 2005–2009 avec la période 2000–2004.

Table 1.   Distribution des cancers cutanés à Calabar, Nigeria (2000–2009)
TYPE DE CANCERPERIODETOTAL (%)PATIENTS
2000–20042005–2009
  1. ALBINOS 9.9% DES CANCERS CUTANÉS, NOIRS 90.1% DES CANCERS CUTANÉS.

PRIMAIRE
1. CARCINOME ÉPIDERMOÏDE233962 (38.3)53 NOIRS, 9 ALBINOS
2. SARCOME DE KAPOSI173350 (30.9)TOUS NOIRS
3. MÉLANOME MALIN51116 (9.9)15 NOIRS, 1 ALBINOS
4. DERMATOFIBROSARCOME PROTUBÉRANT5611 (6.8)TOUS NOIRS
5. CARCINOME BASOCELLULAIRE538 (4.9)2 NOIRS, 6 ALBINOS
6. TUMEUR ANNEXIELLE MALIGNE325 (3.1)TOUS NOIRS
7. HISTIOCYTOME FIBREUX MALIN11 (0.6)NOIR
SECONDAIRE
1. CARCINOME MÉTASTATIQUE459 (5.5)TOUS NOIRS
TOTAL (%)63 (38.9%)99 (61.1)162 (100)146 NOIRS, 16 ALBINOS

Le Tableau 2 montre la distribution des sites des cancers cutanés. Le membre inférieur était le site le plus fréquent [n = 82; 48.8%] alors que la tête et le cou se plaçaient en deuxième position [n = 32; 22%].

Table 2.   Distribution des sites de cancers cutanés (2000–2009)
TYPE DE CANCERTÊTE/COUTHORAXABDOMENMEMBRE SUPÉRIEURMEMBRE INFÉRIEURORGANES GÉNITAUX EXT./PÉRINÉE/ANUSTOTAL (%)
  1. aCERTAINS PATIENTS PRÉSENTAIENT DES LÉSIONS MULTIPLES AU NIVEAU DE PLUSIEURS SITES.

CARCINOME
ÉPIDERMOÏDEa173212162
SARCOME DE KAPOSIa523241255
MÉLANOME MALIN11516
CARCINOME
BASOCELLULAIREa718
DERMATOFIBROSARCOME
PROTUBÉRANT324211
TUMEUR ANNEXIELLE
MALINE4116
CARCINOME MÉTASTATIQUE 132129 
HISTIOCYTOME FIBREUX
MALIN11
TOTAL (%)37 (22)7 (4.2)9 (5.4)7 (4.2)82 (48.8)26 (15.4)168 (100)

146 (90%) patients avaient une pigmentation cutanée foncée alors que 16 (10%) d’entre eux étaient des albinos africains (Tableau 1). L’âge des patients albinos allait de 21 à 60 ans (moyenne 33.8 ans). Parmi ces derniers, 9 souffraient d’un SCC, 6 d’un BCC et un patient, d’un MM. Les lésions (Fig. 1) étaient localisées sur la tête et le cou chez 13 (81.3%) patients et au niveau du membre supérieur chez 3 (18.7%) patients. Parmi les 146 patients ayant une pigmentation foncée, 82 étaient de sexe masculin et 64, de sexe féminin (Rapport M : F = 1.3). Leur âge était compris entre 5 et 80 ans (moyenne 49.4 ans).

Figure 1.

 Photographie clinique: carcinome épidermoïde (Albinos)

Les patients souffrant de SCC, le cancer cutané le plus fréquent, étaient au nombre de 62 (38.3%). Leur âge était compris entre 16 et 80 ans (moyenne 48.3 ans). Les sites du SCC étaient répartis de la manière suivante : membre inférieur chez 24 patients (39%), région anogénitale chez 21 patients (34%) et tête et cou chez 17 patients (27%). Parmi ces patients, 9 (15%) – soit 4 hommes et 5 femmes –étaient albinos et leur âge était compris entre 21 et 60 ans (moyenne 26.6 ans). Chez ces patients, 8 lésions concernaient la région de la tête et du cou, certaines d’entre elles étant de forme aberrante (Fig. 1), et une lésion était localisée sur le membre supérieur. Les patients à la pigmentation foncée qui souffraient de SCC étaient au nombre de 53 (85%), et leur âge était compris entre 16 et 70 ans (moyenne 50.2 ans). Le sous-groupe de Marjolin comprenait 22 patients (35.5%) qui présentaient des lésions au niveau des membres (membre inférieur chez 21 patients, membre supérieur chez 1 patient) et les facteurs de risque étaient un traumatisme chez 13 patients, des brûlures chez 3 patients, une ostéomyélite chronique chez 3 patients et une cicatrice chez 2 patients. Le traitement a consisté en diverses combinaisons de chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Le résultat a été satisfaisant (guérison de la plaie, aucun signe de récurrence) chez 21 patients (34%). Il a été mauvais (refus de la chirurgie, récurrence) chez 31 patients (60%) et l’issue a été fatale pour 4 patients (6%).

50 patients (30.9%), dont 35 du sexe masculin et 15 du sexe féminin (rapport M : F = 2.3), qui étaient âgés de 5 à 60 ans (moyenne 35.6 ans), présentaient les types cliniques du KS lié au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pour 34 (64%) d’entre eux et le KS endémique ou africain pour 18 d’entre eux (36%). L’âge des patients atteints du sarcome de Kaposi lié au VIH était compris entre 5 et 60 ans (moyenne 35.6 ans), et 13 des 15 patients de sexe féminin souffrant de KS appartenaient à ce groupe. Des lésions atypiques concernant l’oreille, le nez et le pénis ont été observées dans ce groupe (Fig. 2). 18 patients (36%) étaient atteints de KS endémique, leur âge était compris entre 19 et 58 ans (moyenne 45 ans) et ce groupe ne comportait que deux patientes. Les patients atteints du KS lié au VIH ont été traités à la fois par des médicaments antirétroviraux et par une chimiothérapie cytotoxique, alors que les patients souffrant de KS endémique ont reçu uniquement une chimiothérapie cytotoxique. Le résultat thérapeutique a été une réponse complète (RC) chez aucun des patients, une réponse partielle (RP) chez 21 patients (42%), y compris tous les cas de KS endémique, et aucune réponse (AR) chez 8 patients (16%). 19 patients (38%) ont été perdus pendant le suivi et 2 patients (4%) sont décédés à l’hôpital.

Figure 2.

 Photographie clinique: sarcome de Kaposi (lié au VIH)

16 patients (9.9%) souffrant de MM ont été vus, et comprenaient 10 hommes et 6 femmes (H : F = 1.7 : 1) dont l’âge était compris entre 40 et 75 ans (moyenne 59.4 ans). La distribution des sites des cancers était la suivante: 15 lésions plantaires et une lésion sur le membre supérieur chez un patient albinos. Les types cliniques relevés étaient 10 types nodulaires et 6 types prolifératifs superficiels. Tous les patients ont subi l’excision de la tumeur à l’exception d’un patient qui est décédé (il s’était présentéà la consultation avec une maladie avancée – lymphadénopathie inguinale adhérente, lymphœdème et hépatomégalie). Le suivi de tous les patients a été de courte durée, la période moyenne de suivi ayant été de 8 mois.

Un carcinome basocellulaire a été observé chez 8 (4.9%) patients, 3 hommes et 5 femmes âgé(e)s de 21 à 65 ans (moyenne 43 ans). 6 (75%) d’entre eux étaient albinos, et leur âge était compris entre 21 et 60 ans (moyenne 35.7 ans) et 2 (25%) avaient une pigmentation foncée et un âge moyen de 65 ans. Pour ce qui est de la distribution des sites, la tête et le cou étaient la localisation la plus fréquente (9 lésions) tandis que 2 lésions ont été observées sur le membre supérieur (2 patients présentaient de multiples lésions). Le résultat du traitement a été satisfaisant (guérison des plaies sans signe de récurrence) chez tous les patients atteints de BCC, la période de suivi a été de 6 mois à 3 ans (moyenne 13 mois).

11 (6.8%) patients étaient atteints de DFSP, soit 5 hommes et 5 femmes entre les âges de 17 et 52 ans (moyenne 31.7 ans). Le site des malignités le plus fréquent était le tronc, qui était effectivement la zone affectée chez 6 des patients (54.5%). Des lésions récurrentes ont été observées chez 8 (73%) patients, pendant une période moyenne de suivi de 6.8 mois.

Discussion

Le carcinome épidermoïde était la malignité dermatologique la plus fréquemment observée lors de cette étude, et cette tendance semblait augmenter lorsque la période de 5 ans la plus récente était comparée avec la période de 5 ans précédente. Chez les Africains, plusieurs études révèlent une prépondérance du SCC4,5,11,12 qui contraste nettement avec ce qui est observé chez les Caucasiens en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, chez qui le BCC était la malignité dermatologique la plus courante (80%) et le SCC occupait la deuxième place (20%).1,13 Toutefois, Halder et Bridgeman ont observé que le SCC était le cancer de la peau le plus courant chez les personnes à peau noire aux États-Unis.14

L’albinisme est un facteur de risque connu de cancer de la peau chez les Africains, et le SCC est la lésion la plus courante,6,7 ce qui est en accord avec notre étude. Dans celle-ci, l’albinisme et les rayonnements solaires ont été identifiés comme facteurs de risque car tous les sites atteints par la lésion concernaient des zones exposées au soleil qui présentaient des signes de kératoses solaires. En revanche, chez les patients à pigmentation foncée, le site le plus courant pour les lésions de SCC était le membre inférieur, suivi de la région anogénitale, ce qui confirme le rôle de l’étiologie non solaire. L’inversion du rapport BCC/SCC est observée dans le cadre de l’immunosuppression. Il vaut la peine de remarquer qu’aucun des patients atteints de SCC ou de BCC ne présentait de signes d’immunosuppression. Ceci pourrait être dûà la variation des facteurs de risque en fonction de l’origine ethnique. La distribution clinique apparente dans cette étude a révélé un SCC dans le cadre de l’ulcère de Marjolin ou autre type d’ulcère. Un ulcère traumatique d’un membre constituait la cause principale de l’ulcère de Marjolin et aucun albinos n’a été observé dans ce sous-groupe de patients. Toutefois, le groupe atteint d’ulcères autres que l’ulcère de Marjolin était constitué de deux sous-groupes: les patients albinos et les patients à pigmentation foncée avec facteurs de risque solaires et non solaires, respectivement. Une évaluation chirurgicale correcte et précoce des ulcères chroniques permettrait d’améliorer les résultats cliniques.

En Tanzanie, le KS s’est classé en deuxième position des cancers cutanés les plus fréquents,4 ce qui est en accord avec les résultats de notre étude. En revanche, le nombre de patients enregistré est sous-évalué car la plupart des patients ont refusé la biopsie et le traitement en raison de la stigmatisation liée au VIH. Le sarcome de Kaposi et l’immunosuppression ont été identifiés comme facteurs de risque. La distribution du KS a évolué avec l’arrivée de l’infection par le VIH, qui constitue désormais la manifestation clinique la plus prévalente du KS.5 Le KS associé au VIH affectait les patients plus jeunes et le nombre de femmes atteintes était plus élevé que ce qui avait été antérieurement observé.15 La présence de lésions atypiques devrait laisser soupçonner une infection par le VIH, Fig. 2. La prévention du VIH, la détection et le traitement précoces devraient améliorer les résultats thérapeutiques.

Le mélanome malin est une affection peu courante dans notre région. Il est 10 à 20 fois plus fréquent chez les personnes d’origine caucasienne que chez les personnes à la peau noire.9 Il s’agit d’une lésion rarement observée chez les albinos. En Afrique subsaharienne, le mélanome plantaire est courant, ce qui est en accord avec nos observations.16 Ceci a amené la spéculation que le traumatisme constituerait un facteur étiologique par opposition aux rayonnements solaires, qui sont l’un des coupables principaux chez les personnes à la peau blanche.17,18

Le carcinome basocellulaire est une malignité peu fréquente dans notre région (5%), à Kano, dans le nord du Nigeria (4%).16 Par contre, chez les personnes d’origine caucasienne, le BCC représente 80% de tous les cas de cancer de la peau.1 L’albinisme et les rayonnements solaires ont été identifiés comme facteurs de risque. Chez les albinos, il apparaît 3 décennies plus tôt que chez les personnes à la pigmentation foncée, ce qui doit attirer notre attention sur la nécessité de la mise en œuvre précoce de mesures préventives. Le BCC a été observé chez 2 patients à la pigmentation foncée, même si les lésions ont été observées sur la tête, de telle sorte que cela ne constituait pas une preuve convaincante d’une induction par les rayonnements solaires. L’apparition du BCC chez les personnes à la peau noire et effectivement, chez celles à la peau blanche au niveau de zones non exposées au soleil, pourrait représenter une pathogenèse distincte de celle du BCC induit par l’exposition aux rayonnements ultraviolets.19

Le dermatofibrosarcome protubérant est une tumeur observée peu fréquemment dans notre service. La plupart des patients présentent des lésions récurrentes au niveau du dos, typiquement sans lymphadénopathie. Cette tumeur a une propension à la récurrence.18 Les patients qui présentent une grosseur sur le corps, qui augmente de volume lentement, devraient consulter en vue d’une évaluation dermatologique. L’excision, un traitement par imatinib, et une radiothérapie adjuvante sont recommandés afin de minimiser la récurrence, car le suivi dans notre service est médiocre.

Le carcinome épidermoïde est le cancer cutané le plus fréquent, et sa prévalence est en augmentation. L’albinisme et les rayonnements solaires ont été identifiés comme facteurs de risque. Toutefois, dans la population à la pigmentation foncée, le facteur de risque semble être de nature non solaire. Le sarcome de Kaposi et l’immunosuppression étaient des facteurs de risque identifiés. Le mélanome plantaire constitue le symptôme principal dans notre service, ce qui confirme le rôle d’un facteur de risque de nature non solaire. Le carcinome basocellulaire n’est pas observé fréquemment dans notre région, et l’albinisme et les rayonnements solaires ont été identifiés comme facteurs de risque. Le dermatofibrosarcome protubérant ayant une propension à la récurrence, l’imatinib et une radiothérapie adjuvante sont incorporés dans le traitement primaire.

Pour conclure, cette étude a révélé une distribution des cancers cutanés qui est différente de celle des cancers de la peau européens. L’éducation en matière de santé, la mise en œuvre précoce de mesures de prévention, la précocité de la consultation et du traitement sont essentiels pour réduire la prévalence des cancers cutanés et améliorer les résultats thérapeutiques dans notre région.

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